$100." à qui réussira… | Schot
” A
disparait !
Au cours de la dernière Assemblée générale de ses membres,
tenue à Edmonton le 6 mai dernier, l’A.C.F.A. avait adopté le Au
principe qu'un nouvel écusson soit choisi pour remplacer celui
ax elle possède cet qui l’identifie depuis déjà quelques années.
cours d’une importante
réunion qu'ils ont tenue hier,
mardi, à édmonton, les action-
naires de la Librairie Schola Ltée
ont décidé, à l’unanimité, d’ac-
cepter la recommandation qui
leur avait été faite par leur
Conseil de direction de liquider
la compagnie,
Le texte exact de la recom-
mandation se Jlisait comme suit:
“IL VOUS EST RECOMMAN-
DE QUE LES DIRECTEURS
DE LA LIBRAIRIE SCHOLA
ENTREPRENNENT LES DE-
MARCHES NECESSAIRES
POUR LIQUIDER, OÙ DE-
CLARER FAILLITE SELON
LE CAS, DU COMMERCE
EXPLOITE PAR LA COMPA-
GNIE DE LA LIBRAIRIE
SCHOLA BOOKSTORE LTD.”
Deux différents modèles avaient alors été proposés aux
rasmbres, mais ni l’un ni l’autre de ces deux nouveaux écnssons
'avait recueilh suffisamment de suffrages pour être accepté
“é'emblée*’ . .. sinon à l’unanimité,
Devant pareille situation, l'on avait done décidé de s'en
texir à l'adoption du principe d’un changement éventuel, Jais-
sant à l'Exécutif provincial le soin de choisir lui-même et de
fasan définitive lequel des deux dessins soumis ou lequel parmi
d'autres qui pourraient Jui être présentés, serait finalement ac-
“té comme nouvel éeusson officiel de l'Association.
Quelque temps après, au cours de l’une de leurs réunions
régulières, les membres de l'Exécutif en vinrent à décider que
le moyen le plus efficace--et le plus démocratique--d'’en arriver
à ‘ine décision serait sans doute d'organiser un grand Concours
parmi toute la population, procurant à tons ceux qui le désirent
l'epportunité de faire entendre leur voix et de sonmettre le
des«in qui leur paraît être le plus approprié.
Et pour ajouter davantage d'intérêt à un tel concours, un Be ; :
esmbre de l'Association dont nous tairons le nom parce qu'il Ainsi donc, Schola disparai-
désire conserver l'anonymat, s'était alors offert à donner la ta très prochainement, possi-
sernme de #100.00 à celui ou à celle qui scraïît choisi(e) vain- blement à Ja fin de septembre ou,
azeur du concours. au plus tard, en octobre pro-
‘ chain,
La raison de cette décision est
évidente et ne nécessite que peu
de commentaires: depuis qu'ils
ont assumé la relève du com-
merce de Fides à Edmonton, les
actionnaires de Schola se sont
vu, année après année, confron-
tés avec des déficits assez im-
portants. Et ce qui est pire, c’est
que les déficits allaient s’accrois-
sant chaque année . ..
Les actionnaires n'avaient donc
que peu d'alternatives; ou bien
ils continuaient d'investir de l’ar-
gent régulièrement pour ren-
flouer la barque, ou bien ils se
résignaient à liquider la compa-
gnie. Après avoir pesé le pour
et le contre, après avoir procédé
à des études assez élaborées du
marché et de ses possibilités, ils
ont opté pour la seconde alter-
native et c’est ce qui a été con-
fivmé officiellement et Jlégale-
REGLEMENTS DU CONCOURS
Durée:
Le Concours de l'Ecusson de l'A.C.F.A. débutera of-
riciellement le 17 septembre et se poursuivra jusqu’au 14
nctobre. Aucun envoi ne sera accepté après cette date.
Le nom de la personne gagnante sera annoncé au
“ours de la semaine débutant le 22 octobre.
Mode de participation:
a) Chaque participation devra être remise on ex-
pédiée au
Secrétaire de l'A.CF.A.,
10008 - 109e rue,
EDMONTON, Alta.
b) Chaque participation devra être accompagnée
d'une enveloppe scellée, dans laquelle l’auteur
aura inscrit Ses nom et adresse.
ec! Prière de n’envoyer qu'une seule participation
par enveloppe.
Le dessin:
a) Doit avoir un minimum de 4 pouces et un maxi-
La Survivance
Organe officiel des Associations françaises de l'Alberta et de la Colombie
À À
VAVAY (A.C.F.A. Los F.C. F.C . ) VAVAY
AVAVA : AYAVA
.t86rl 1967 VOLUME XXXIX EDMONTON, ALBERTA MERCREDI LE 15 SEPFEMRRE 1967 No +2 18671967
L'Eglise canadienne devrait mieux
partager ses biens avec
tous ses missionnaires
“Nos missionnaires doivent recevoir
un appui de plus en plus intégral de
leur province d'origine: celle-ci, en re-
tour, compte sur eux pour insuffler un
plus grand esprit missionnaire dans les
équipes pastorales du Canada,” à dé-
claré le père Aurélien Giguère, provin-
cial des Oblats de 1 province de
Montréal, en présence de 22 mission-
paires Oblats actuellement en congé
au Canada, et revenant du Chili, de la
Bolivie, du Lesotho et du nord cana-
dien.
Les missionnaires ont abordé l'épi-
noux problème des quêtes. Plusieurs
d'entre eux doivent consacrer leurs va-
cances entières À recucillir l'argent de
lcur voyage, aller cet retour, en plus
de subvenir à leurs frais ordinaires. Leur
stage de repos devient une fatigue sup-
plémentaire, sans compter que ces sol-
licitations multipliées ne vont pas sans
agacer beaucoup de gens. Aussi le
Provincial ct ses conscillers ont-ils
cherché avec les missionnaires les
moyens de diminuer cette angoissante
recherche de subsides.
On parla de Ia responsabilité de
toute l'Eglise canadienne, tant les dio-
cèses que Îles communautés locales,
d'un partage plus équitable et plus ju-
@
Expo 67
dicieux des biens entre les oeuvres ca-
nadiennes et les ocuvres d'outre-mer,
au besoin par des parrainages et des
subventions régulières. Maintenant que
plusieurs religieux gagnent des salaires
aussi élevés que Îles Jaïcs, ils doivent
donner l'exemple d'un partage géné-
reux avec Je tiers monde moins favori-
sé, estime-t-0n.
Abordant ensuite les services mutuels
d'ordre pastoral, les missionnaires ont
exprimé le désir de voir des Canadiens
compétents, particulièrement en théolo-
gie, en anthropologie, en relations hu-
maines, faire un stage dans les pays
d'outre-mer pour ÿ communiquer leur
savoir, organiser la recherche. et s'en-
richir eux-mêmes d'expériences diversi-
fices.
En retour, J'Eglise canadienne re-
cevrait des missionnaires croit-on, une
une liberté d'allure et un dynamisme
nouveau, Si un missionnaire par exem-
ple se joignait pour deux ou trois ans
à une équipe pastorale, il v apporterait
ses richesses ct son expérience. Le
missionnaire étant un homme inquiet,
qui cherche à faire passer le message
chrétien dans les milieux éloignés de
l'Eglise, son esprit inventif et son zèle
sympathique seraient des atouts pré-
cieux pour toute équipe pastorale.
de re
Éd
Plus de visiteurs après 97 jours
distinctif.
Eligibilité:
sont éligibles.
être choisi.
Prix:
qui sera remis au(x) gagnant(s).
Bien qu'il n'en soit pas fait mention dans les règlements du
Concours, il serait peut-être bon
LA DISPARITION DE SCHOLA
Il faut bien croire que la chose était
inévitable, mais c’est néanmoins à très
vif regret que nous avons entendu, hier
soir, les actionnaires de la Librairie Schola
accepter la recommandation que venait
de leur soumettre le Conseil de direction
de Jeur compagnie de dissoudre la eom-
| pagnie, done de mettre un terme aux ac-
tivités de la librairie en liquidant tout
le matériel en magasin ou, si l’on préfère,
en fermant boutique.
Alors que sévissait la crise aigue que
| dut traverser Schola en mai 1966—alors
même qu'une première fois l’on s'était
interrogé sur les possibilités de poursuivre
i ou de cesser les opérations—nous avions
écrit que la disparition de cette librairie
française serait tragique, non seulement
en ce qu’elle constituerait une très lourde
perte pour notre groupe, mais aussi parce
qu'elle affecterait, de façon plus ou moins
permanente, tous nos autres organismes.
Nous n'avons pas changé d'avis à
ce sujet, considérant que tous les services
que nous offrons à la population sont in-
terdépendants de par leur nature et leur
attachement plus ou moins direct à 1’Asso-
| ciation canadienne-française qui constitue
le pivot de toutes nos activités. Il en
résulte que ce qui affecte l’un ou l’autre
de nos services publies se répercute iné-
vitablement sur tous les autres. . .
Mais—il faut bien se rendre à l’évi-
dence—puisque rien ne laisse présager
que Schola pourrait soudainement repren-
dre vie, autant en prendre dès maintenant
notre parti et nous arrêter quelques ins-
| tants à réfléchir sur ce qui nous à paru
une trop courte existence.
Considérant qu’en toutes choses l’on
peut tirer un aspect positif, l’on peut au
moins se consoler à la pensée que cette
aventure franco-albertaine qui s’est sol-
dée par un échec aura procuré une expé-
rience inestimable — sinon heureuse — à
L tous ceux qui y furent rattachés, de près
Fou de loin, et cela inclut aussi tous les
Franco-albertains, comme groupe.
Quelles auront été les causes de cet
l échec? L S
mérer toutes! Chose certaine et qui nous
paraît bien évidente, c’est qu'il n’y a pas
eu UNE, mais.DES causes. Certaines
. : .
mum de 8 pouces, en hauteur ou en largeur,
b) Peut être exécuté en noir et blanc ou l'inverse,
où en couleur (une ou plusieurs) au choix.
c) Ne doit contenir aucune signature ou autre signe
a) Tous les Franco-albertains, peu importe leur âge
b) Les participations peuvent être individuelles,
ou de groupe (comme par exemple une classe
entière qui soumettrait un dessin commun). Dans
ce dernier cas, un responsable du groupe doit
Il n'y aura qu’un seul et unique prix, soit 4100.00,
Les membres du jury seront choisis par l'Exécutif
provincial de l'A.CF.A. La décision qu'ils rendront
devra être considérée comme finale.
de penser à créer un écusson qui
comporte certains éléments distinctifs de l'Association, comme par
sxemple ses attributs francophone, albertaine, etc.
Bien malin qui pourra les énu-
ment hier.
36 actionnaires
une
ce rôle qu'elle
l'on avait alors réussi à
avaient souscrit Îles $18,000 re-
quis pour l'achat des intérêts de
Fides. Ce nombre d'actionnaires
fut par la suite augmenté pour
atteindre les 45 que comptait la
compagnie de la Librairie Scho-
la au moment de sa liquidation.
Avant 1960, donc avant Fides
et Schola, l’A.C.F.A. maintenait
petite librairie
basée principalement sur le sys-
tème du “comptoir postal”. Se-
lon toutes probabilités, il faudra
en revenir au régime de cette
époque — l’A.C.F.A. reprenant
La Librairie Schola avait été
fondée en décembre 1963, à la
suite de la décision prise par les
autorités de la maison Fides de
Montréal de fermer la succur-
sale d'Edmonton qu'elle opérait
depuis juillet 1960.
En moins de deux semaines,
visiteurs.
NS
trouver
qui, ensemble,
d'ouverture.
française,
Année Endroit
1939 New York
1958 Bruxelles
1962 Seattle
1964 New York
avait abandon- 1967 Montéal
né — avec tous les inconvénients
que cela peut comporter.
sont connues, d’autres ceaucoup moins.
C'est ainsi par exemple, qu'il faut se
rappeler les circonstances qui entourèrent
la naissance de Schola. Faisant face à
la décision prise par les autorités de la
librairie Fides de fermer leur succursale
à Edmonton, quelques intrépides avaient
réussi, en vitesse, à trouver le capital né-
cessaire pour poursuivre l'oeuvre amorcée.
Ils n'étaient pourtant pas téméraires; ils
reconnaissaient volontiers ne pas trouver
en cet investissement source de gains ex-
tracrdinaires et d’enrichissement person-
nel. Mais ils avaient certaines raisons de
croire en l’avenir et, tout au moins, de
faire leurs frais. Et l’une de ces raisons
—peut-être la principale—était la vente
du manuel scolaire, tant français qu'an-
glais. -
Mais moins d’une année plus tard sur-
venait une décision gouvernementale qui
allait les affecter considérablement et qui,
en un sens, allait précipiter la fermeture
de la librairie, A cette époque en effet,
notre gouvernement provincial par l’inter-
médiaire de son “School Book Branch,’?
se lançait résolument dans la vente du
manuel scolaire français, chose qu'il fai-
sait depuis longtemps du côté anglais
mais qu’il avait complètement “oublié”
jusque-là, avant qu'une librairie ne s’y in-
téresse particulièrement. Chose curieuse,
c’est que cette librairie était sous contrôle
d'intérêts canadiens-français. . . Pur
hasard? Coïncidence®? . ..
Ï1 va sans dire que cette nouvelle con-
currence allait “débalancer” le marché
de Schola puisque le School Branch, or-
ganisme gouvernemental, possédait un
pouvoir d'achat quasi-illimité lui permet-
tant d'offrir aux commissions scolaires
des escomptes pouvant aller jusqu’à 40%
alors que Schola elle-même, en faisant af-
faires directement avec les maisons d’é-
dition, ne pouvait obtenir d’escompte plus
élevé que 10, 15 ou 20%! Situation ridi-
cule s'il en fût jamais une!
En maintenant son School Book Branch,
le gouvernement prétexte. qu’il aide à di-
minuer le coût de l'éducation; c’est fort
discutable, car il y a plusieurs autres
moyens qu'il pourrait utiliser sans pour
cela..créer une concurrence qui nous
paraît drôlement déloyale envers tous les
libraires de la province. . . d'autant plus
drôle qu'elle émane d'un gouvernement
dont le credo préconise et soutient le
maintien et l’accroissement de “l’entre-
prise privée”! Et il y a d’autres domaines
comme celui-là. . . le téléphone, par ex-
cmple. De toute façon, l’on peut en toute
franchise se demander s’il ne vaut pas
mieux commencer par se ‘“ré-aligner’’
soi-même avant de songer aux autres. ..
Mais répétons-le à nouveau, cette ingé-
rence gouvernementale dans le commerce
du livre ne peut être étiquetée comme
avant été la seule raison des déboires de
Schola, même si elle en fut une de grande
importance.
Même dans l'échec, nous devons ou-
vertement reconnaître le travail admirable
qui à été fait. À tous les actionnaires de
Schola, nous devons des remerciements ;
ces gens (ils étaient au total 45) ont voulu
prendre en maïns leurs responsabilités,
accomplir une tâche qu'ils savaient lourde
mais nécessaire.
Il faut encore reconnaître, parmi ce
groupe, le travail assez spécial (souvent
spectaculaire même s'il était accompli
dans l'ombre) du groupe des directeurs
et de l’exécutif. Voilà en effet des gens
qui ne s’y connaissaient guère dans le
commerce du livre mais qui, industriels,
hommes d’affaires, professionnels ou au-
tres, se sont mis résolument à la tâche,
ont sacrifié de leur temps et de leur
argent pour mener à bien une oeuvre
qu’ils considéraient essentielle dans notre
milieu. De peur d'en oublier, nous ne
voulons mentionner ici aueun nom; mais
nous savons pertinemment bien quelle
somme d'efforts certains ont consenti
pour Schola. Schola n'existe plus, mais ce
n’est certes pas en raison ‘“d'inanition
cérébrale,” de manque d'activité et même
d'ingéniosité de la part de ceux qui en
avaient volontairement pris la respon-
sabilité.
Et il y a encore dans cet échec, la part
de ‘monsieur Tout-le-monde’’; c’est.vous,
c’est nous, ce sont les autres. .. Comme
clients, c’est vérité acquise, nous étions
rois et maîtres. Requérants d’un service
rapide, courtois, sans ‘reproche.
que pendant toute autre exposition
Avant l'ouverture, l'Expo 67 soulevait les commentaires
les plus variés quant à la fréquentation de celle-ci par les
Dès son ouverture et particulièrement 95 jours
après, nous réalisons que les prophètes et les statisticiens se
son perdus en conjectnres. Bravo! lies humains ont fait mentir
les prédictions mathématiques, ils sont les seuls responsables
de la réalité numérique actuelle.
La course au plus grand nombre va bon train, puisque
aprés 97 jours d'ouverture nous pouvons fièrement proclamer
que notre nombre dépasse déjà ceux des autres expositions
le jour de leur fermeture, exception faite de Bruxelles.
disons bien que nous demeurons dans la course puisque nous
avons 136.9 % de la population de Bruxelles après 95 jours
Nous sommes donc 86.9% en avant de Bruxelles
pour le même nombre de jours.
nous pas notre 45,000,000?
disons que nous le dépasserons!
Mais
L’aurons-nous, ne l’aurons-
Pour le plaisir de la chose, pré-
Tableau comparatif de la population des expositions —
No de jours Après 95 j. Total
184 11,971,871 95,578,140
183 19,213,484 49,073,561
183 4,697,287 9,639,969
180 14,365,462 27,144,280
185 26,300,755 ?
EXPO INFORMATION
Qui, bien sûr. ..
Mais que de fois n'a-t-on fait preuve
de bien peu de compréhension en rous-
pétant au sujet de questions de détails,
en se rendant chez un concurrent parce
que cela pouvait nous éviter quelques pas,
quelques sous? que de fois aurons-nous
été indifférents, aurons-nous manqué du
“petit peu” d'intérêt pourtant si néces-
saive et qui aurait pu faire la différence?
et que de fois, enfin, aurons-nous fait
preuve d’antipathie pure et simple?
Et pourtant, dans cet échec —et c’est
peut-être la conséquence la plus grave,
celle qui nous marquera le plus—- pour-
tant, “l'aventure Schola,” c'était en quel-
que sorte en tant que groupe, Ce que nous
pourrions appeler ‘nos premiers pas éco-
nomiques’”. cette première economic
venture qui aurait pu nous permettre de
déboucher sur les entreprises de beaucoup
plus grande envergure, plus importantes
aussi, et nous placer résolument sur la
voie de la reprise économique et de la
reconquête de notre pouvoir d’achat. C’est
malheureusement une preuve qu'il nous
reste encore à faire...
Peut-être y arriverons-nous, C’est évi-
demment fort souhaitable, mais comment
et dans combien de temps?
Ainsi done, à toutes fins pratiques,
Schola n'existe déjà plus! Ce n’aura pas
été que la faute des actionnaires, du pu-
blie, ou d’une agence gouvernementale.
Mais que va-t-il ariver maintenant?
Les deux hypothèses les plus probables
—qui sont aussi les deux seules solutions
immédiates—c’est qu’une autre librairie
aécepte de poursuivre le service que ren-
dait Schola en assurant la vente de livres
français (avec beaucoup moins de titres
en rayons et certains inconvénients que
plusieurs seront tout surpris de constater)
ou encore que l’A.C.FA. s’occupe elle-
même de maintenir une petite librairie,
probablement sous forme de comptoir pos-
tal, pour satisfaire les besoins de notre
population.
Il semble bien qu’elle y ait déjà songé
et c’est tant mieux car il n’y aura tout
probablement pas d'autre alternative.
Jean-Maurice Olivier
AC FA,
L'Executif provincial s’est réuni
la semaine dernière
Tony a pas que les étudiants qui re-
trouvent Jeurs devoirs en septembre:
c'est aussi le temps de la rentrée pour
de nombreux autres groupes et asso-
ciations , , . et c'est justement ce qui
est arrivé aux membres de l'Exceutif
provincial de V'AC.F.A. jeudi dernier
dors qu'ils se retrouvaient autour de
la grande table de la Salle de Confé-
rence de FAssociation devant leurs ca-
hiers et devoirs... en l'occurence l'or.
dre du jour de la réunion et les problé-
mes qui y étaient CXPOsés.
Congrès d'automne
On a longuement disenté dun Congrès
académique d'automne qui, cette année
on le sait, doit se tenir à Saint-Paul.
Les principales discussions ont porté
sur la date et le thème de ce congrès:
il avait d'abord été prévu que ectte
rencontre ait liou à la fin de novem-
bre où au tout début de décembre,
mais en raison de la tenue des Etats
Généraux durant cette période, il serait
très difficile de mettre sur pied l'orga-
nisation nécessaire, d'autant plus qu'il
avait été décidé antérieurement de
choisir un thème se rapportant directe-
ment aux sujets qui seront
Montréal.
traités à
Il à donc été décidé de conserver
ce thème de diseussion — ce qui per-
mettra aux délégués albertains d'être
micux informés avant leur participar-
tion aux Etats généraux — et d'avan-
cer la date du congrès aux 27 et 28
octobre. Le tout est évidemment sujet
à l'approbation des organisateurs de
Saint-Paul avant de devenir officiel,
“Blitz” de La Survivance
Les discussions ont ensuite porté sur
le grand “blitz” d'abonnements à La
Survivance prévu pour automne et
dont l'organisation, en principe, avait
été acceptée par le Conseil général il
y a déjà quelques mois. Les dates ont
maintenant été arrêtées: du 18 au 30
novembre. I s'agit maintenant de voir
à l’organisation détaillée de l'opération
et c'est un comité spécial qui en assu-
mera Ja responsabilité.
Bien qu'il soit encore trop tôt pour
les annoncer toutes, nous pouvons dire
que Je “blitz” que l’on entreprendra
sera accompagné de réformes d’enver-
gure pour changer et rendre aussi inté-
ressant que possible notre journal heb-
domadaire. Nous reviendrons d’ailleurs
sur ce sujet d'ici quelques semaines.
Concours de F'A.C.F.A.
On trouvera ailleurs dans cette page
tous les détails et modalités d’un
grand coucours que Jance l’A.C.F.A.
pour se trouver un nouvel écusson,
concours qui rapportera au(x) gagnant
(s) la jolie somme de $100.00. Nous
encourageons tous et chacun qui le
peuvent à participer à ce concours.
Radio ct français
Le mémoire qui avait été préparé
conjointement par J’A.C.F.A. et par Ra-
dio-Edmonton Ltée au sujet de l'établis-
sement d’un nouveau poste français
(de relai) par la Société Radio-Canada
à Falher a été présenté aux autorités
concernées et sa réception a été confir-
mée officiellement par une lettre de
M. Marcel Ouimet de Radio-Canada
adressée à Radio-Edmonton Ltée.
L'on poursuit toujours les démarches
pour que le français soit adopté com-
me langue d’enseignement dans nos é-
coles, sinon dans toutes les matières,
du moins dans un plus grand nombre
de sujets. A cette fin, PA.C.F.A, s’est
réservée une entrevue auprès du mi-
nistre de l'Education, l’hon. Ray Reir-
son, qui devrait avoir lieu sous peu.
Schola
Les membres de l'Exécutif ont été
mis au courant de la possibilité de
fermeture de Lt Librairie Schola, Ces
lignes étant écrites avant l'assemblée
des actionnaires, Ton ne peut prévoir
quelle sera leur décision, mais on trou-
vera dans ki mème page des informa-
tions au sujet de Schola, quelle qu'elis
soit, à Ja suite de l'assemblée du 12
septembre.
Etats généraux
Les préparatifs des Etats sénéraux
qui seront tenus à Montréal en
vembre se poursuivent à un rythme
accéléré. En vue de familiariser les
délégués au sujet des procédures et de
leur Fournir toutes les explications et
renseignements voulus, des assemblées
régionales seront tenues dans toutes les
provinces représentées,
no:
Pour Jos dé-
léguës de TAlberta et des ‘Territoires
du Nord-Ouest, cette assemblée prépa-
ratoire aura Jieu à Edmonton le 30
septembre prochain. Chaque délégué
sera informé personnellement _ de
l'heure et du lien de la rencontre.
Manifestations culturelles
L'A.C.F.A., locale d'Edmonton s'étant
vue obligée de refuser l'offre qui lui
avait été faite d'organiser un concert
à Edmonton pour deux vedettes cana-
diennes-française de la chanson, Mlle
Cmette Reno et M. Donald Lautrec,
le problème a été soumis à l'Exécutif
provincial qui, après en avoir discuté,
a décidé de Ja formation d'un comité
d'étude de cette question (l'organisa-
tion de manifestations culturelles) qui
doit être en mesure de présenter son
rapport au Conseil général lors de sa:
prochaine réunion.
Autres questions discutées
Enfin, parmi les autres questions dis-
cutées au cours de cette assemblée de
jeudi dernier, on retrouve l'organisa-
tion de réunions d'information spécia-
lement destintes au clergé; l'une de
ces réunions aura Jicu très bientôt à
Edmonton. ]] à aussi été question de
Ja conférence qu'avait prononcée Me
Jacques-Yvan Morin à Edmonton au
printemps dernier. On se souvient qu’il
avait été résolu d'offrir à ceux qui en
feraient la demande une copie de cette
conférence. Le texte original avait été
soumis à l’auteur pour révision et üil
n’est pas encore revenu au Secrétariat
de Association, ce qui est la raison
du délai apporté à remplir les “com-
mandes” reçues; d'autre part, on a-
vait aussi décidé d'offrir à toutes les
régionales une transcription magnéto-
phonique de cette même conférence
et la chose à été faite.
On s'est aussi interrogé sur l'utilité
de enquête que l’on devait faire au
sujet de nos professeurs bilingues et il
a finalement été décidé d’en poursuivre
les travaux préparatoires avec quelques
modifications.
Finalement, l'on a brièvement passé
en revue les résultats de l'entente in-
tervenue Je printemps dernier entre
Ja ville d'Edmonton et l’A.C.F.A. selon
laquelle cette dernière s’occuperait à
l'avenir des personnalités de marque
d'expression française qui seraient de
passage à Edmonton. C’est ainsi qu’au
cours des derniers mois l’A.C.F.A, s’est
occupée de la famille Beaudet (106
millionnième visiteur à l'Expo}, de cinq
journalistes français qui accompa-
gnaient le général de Gaulle au cours
de sa visite et qui ont poursuivi leur
voyage jusque dans l'Ouest, de deux
institutrices canadiennes-françaises qui
sont arrivées à Edmonton pour y ensei-
gner, d'une fanfare montréalaise (55
jeunes filles) qui est venue participer
aux journées du Kiondike et enfin,
d'une équipe de balle-molle venue
participer à un tournoi en Alberta.
Q———— ——— ——— —"————————
‘’Charbonneau et le Chef
n'engage pas l'Ordre des Dominicains
La pièce dramatique du dominicain
torontois John McDonough intitulée
“Charbonneau et le Chef” n'engage
d'aucune façon l’ordre des Dominicains
du Canada. ‘
Dans un communiqué émis à la suite
de l’annonce de la parution prochaine
d’une pièce de théâtre mettant en scè-
ne l’ancien premier ministre Duplessis,
l’ancien archevêque de Montréal Mgr
Charbonneau et le pape Pie XII le
nouveau provincial des Dominicains du
Canada, le père Georges Perreault, dé-
clare que les membres de son ordre ont
été “très surpris” d’apprendre le projet
du père McDonough.
Un porte - parole des éditeurs Mc-
Clelland et Stewart avait révélé que
la pièce “Charbonneau et le Chef”
doit être publiée le printemps pro-
chain.
La pièce montre les autorités catho-
Jliques, y compris le pape Pie XIL, o-
bligeant l'archevêque de Montréal à
démissionner à la suite de pressions
du premier ministre d'alors, M. Duples-
sis.
L'auteur, âgé de 43 ans, est actuelle-
ment professeur de philosophie au
Centennial College de Scarboro en
banlieue de Toronto. Il soutient que
la démission de Mgr Charbonneau
avait été réclamée par M. Duplessis
à cause de son appui aux travailleurs
de l'amiante alors en grève à Asbestos.
“Après avoir étudié les faits et avoir
soigneusement fouillé les circonstances,
on garde l'impression embarrassante
que Mgr Charbonneau a servi de bouc
émissaire non pas au nom de la vérité
mais d’un expédient politique”, a dit.
le père McDonough. Bien qu'il se soit
permis des licences dramatiques, l'au-
teur soutient que l’histoire est “sub-
stantiellement exacte.”
Cette prétention de l'auteur vient
cependant d’être contestée par la soeur
de Flancien premier ministre, Mme
Edouard Bureau, de Trois-Rivières,
dans une lettre remise à la presse.
La soeur de M. Duplessis écrit que
si le père McDonaugh est “sincère et
honnête” il abandonnera son projet
de publier cette pièce “qui ne concorde
aucunement avec les faits réels”. Elle :
rappelle le “démenti catégorique” ap-
porté en 1950 par l’ancien délégué a-
postolique au Canada Mgr fldebrando
Antoniutti — lui aussi mis en scène
dans la pièce. “Il appartiendra ‘à la
hiérarchie de l'Eglise catholique, lors-
que le moment sera arrivé de commu-
:»niquer les faits qui serviront à l'his-
toire”, écrit Mme Bureau. LR
Page 2
EE Mitorinl
La fin (probable) d'une carrière
Le cañme est revenu au Maple Leafs Garden, les
projecteurs se sont tous éteints, le congrès du parti pro-
gressiste-conservateur est maintenant chose du passé. C’est
un événement politique qui, assurément, prendra une place
importante dans nos annales canadiennes, point final (ou
presque) d’une carrière à nulle autre pareille et point de
départ d’une autre qui semble promise à beaucoup de succès.
Une seule chose nous aura vraiment surpris de ce con-
grès, la facilité assez étonnante avec laquelle on se sera
libéré de l'emprise légendaire de John Diefenbaker alors
què d’ancuns pressentaient ct prétendaient que ce serait
rude besogne qne de le faire.
Comme des millions d'autres Canadiens, nous avons
assisté à la déchéance de ce vieux politicien, grâce à la
magie de la télévision. Spectacle qui ne nous a pas laissé
indifférent et qui appelait Ja compassion. En un sens, et
l'on peut difficilement l'oublier, la chose fut regrettable
car John Dicfenbaker est de ceux qui ont le plus contribué
à Ja politique canadienne. Ses cinquante années de vice
publique comme député, chef de 1’Opposition où Premier
ministre constituent en effet un apport important que lon
ne saurait minimiser.
Cela ne vent pas dire pour autant que nous soyons
prêt à endosser tontes ses politiques ct attitudes passées.
Sur ce point. son départ foreé de la chefferie conservatrice
nous apparaît beaucoup plus comme un soulagement que
comme une peine! Lui qui s'était donné comme mission
de relever l’incompétence des autres ct d’en tirer son parti
(la carrière tragique de Guy Favreau n’est pas si lointaine
que l’on puisse facilement l'oublier), il aura subi le même
sort. Car au fond, c’est à que réside tout le drame Dicfen-
baker. Autant il avait pu être compétent auparavant,
autant il était devenu incompétent, terriblement illusionné
sur sa mission et ses capacités de tont résoudre.
L'on sait à quel point il faut, de nos jours, se maintenir à
la fine pointe de l'actualité quotidienne avec regard constant
sur l'avenir: Diefenbaker, lui, vivait au passé, plus préoc-
eupé de la pensée de Macdonald que des besoins impérieux
de notre jennesse canadienne.
Jfon sait aussi combien il faut, de nos jours, faire
preuve de rationalisme pour en arriver à faire valoir ses
idées et les faire admettre: Diefenbaker, lui, vivait d’ins-
tinet et de sentimentalisme. jugeant trop souvent qu'une
chose était bonne parce qu'il + croyait, lui, onu parec que
son courrier se faisait abondant. Les lettres et les télé-
grammes regns de partisans, le passé, le sentimentalisme et
la seule confiance en soi-même ne sont heureusement plus
le seul critère de valeur et de compétence nos hommes poli-
tiques, comme l’on vient à nouveau de le constater.
Le plus terrible ennemi de Dicfenbaker aura bel ct
bien été. . . Diefenbaker.
Comme nous ne croyons pas en la possibilité que l’ex-
chef accepte de travailler sous la tutelle d’un autre, nous
concluons que sa carrière est maintenant finie et ne durera
que peu de temps après la célébration (probablement of-
ficielle) de son cinquantenaire de vie politique.
Peu importe puisque ce sera maintenant M. Stanfield
qui présidera aux destinées du parti, en coopération avec
les membres de ses divers comités. Cette seule pensée nous
permet de croire en des jours meilleurs pour la vie politique
canadienne, des jours où l’on s'attachera davantage à ]a
construction ct à l’établissement de politiques de valeur (un
congrès des conservateurs est annoncé à cette fin) plutôt
qu'à des campagnes de destruction et de dénigrement.
L'on a bien dit que les politiques adoptées en comité
lors du récent congrès n’engageaient en rien le nouveau
chef, mais de tous les candidats M. Stanfield lui-même est
celui qui s’est le plus compromis sur certaines questions et il
lui serait bien difficile de reeuler maintenant. . . Le nouveau
chef doit compter avec certains “navets” au sein de son
parti (il s’en trouve d’ailleurs aussi dans les autres partis),
mais il est à prévoir que certains changements ramèneront
en surface des anciens ministres dont la compétence avait
plus ou moins été mise de côté au cours des cinq dernières
années. On peut aussi s'attendre à voir pâlir l'étoile de
certains ‘possesseurs de la vérité” tels MM. Churchill,
Nielsen, Nugent, ete.
Et comme M. Pearson a déjà donné des signes indiquant
qu'il prendrait sa retraite à plus ou moins brève échéance, il
se pourrait bien que le récent congrès de Toronto marque
non seulement la fin de la carrière politique de John
Diefenbaker maïs aussi, et c’est beaucoup plus important,
la première phase d’un renouveau complet de la politique
canadienne et d’une orientation nouvelle.
Ïl incombera aux Libéraux, à l'instar des Conservateurs,
de se trouver un chef capable de dynamisme, capable d’aller
au fond des choses et de trouver des solutions aux problèmes
sans toujours devoir en arriver à des formules de compromis.
Enfin, chapeau bas devant M. Dalton Camp, l'homme
qui a réussi “l’irréalisable,? celui qui a amorcé et mené à
bonne fin la déconfiture de M. Diefenbaker, le grand gagnant
de ce congrès conservateur, au nom d’une saine démocratie
au sein de son parti. .. et pour la plus grande gloire. .. de
nos deux nations!
Jean-Maurice Olivier
£La Survivance
Journal hebdomadaire publié tous les mercredis à:
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Téls.: Rédaction: 422-0388 — Imprimerie: 422-4702
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La Survivance est un journal indépendant en politique et entièrement
consacré à La cause religieuse et nationale.
N est l'organe officiel des Associations Canadiennes-françaises
L de l'Alberta et de La Colombie.
Les éditorlaux contenus dans ses pages ne réflètent pas nécessairement
l'opinion de l'A.C.F.A. ou de Ia F.C.F.C.
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Rédacteur: Jean-Maurice Olivier
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Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe,
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MERCREDI LE-13 SEPTEMBRE 1967
Ce que M. Jean Lesage a fait de
mieux depuis qu'il siège dans les
froides régions de l'Opposition à Qué-
bec, ce fut probablement d'attirer l'at-
tention sur le problème de la dénatalité
des Canadiens français (pas seulement
dans sa province mais dans tout le
pays).
Au cours de la première session du
gouvernement de YUnion nationale,
on a esquissé une politique familiale.
Le gouvernement est entré dans le
champ des allocations familiales en
songeant surtout, comme le dit le dis-
cours du Trône, aux besoin des familles
nombreuses et à faibles revenus. Il à
libéré de l'impôt provincial les réve-
nus ne dépassant pas $2,000 pour les
contribuables non mariés et $4,000 pour
les chargés de famille. Le législateur
a aussi élargi la portée des exemptions
prévues dans le cas des succession en
ligne directe. La création de la Société
d'habitation du Québec et les amende-
ments apportés à la Loi de Fhabitation
familiale ont favorisé davantage l’ac-
cession à la propriété et la multiplica-
tion des logements à loyer modique.
C'est un excellent début de politique
familiale, mais ce n’est qu’un début. Il
est tragique que le nombre des nais-
sances chez les Canadiens français di-
minue, car l'immigration ne peut ac-
croître sensiblement le nombre des
francophones du Canada. Quoi que
fassent ensemble ou séparément le
pouvoir central ct le gouvernement
du Québec, les Français ne seront pas
plus portés que par le passé à émigrer
vers le Canada, la Belgique et la Suis-
se ne souffrent pas de surpopulation;
quant aux Noirs des pays de la franco-
phonie, ils ne sont pas plus favorisés
que les autres gens dits de couleur par
les lois fédérales de l'immigration. Cel-
les-ci, comme le savent nos lecteurs, en
mettant pour ainsi dire l'accent sur la
nécessité de certaines connaissances,
de certains talents, sur les skills, ex-
cluent automatiquement beaucoup de
gens qui aïmeraient devenir Canadiens.
Certains nous disent qu'il ne s’agit
plus pour notre groupe ethnique de
survivre, mais tout simplement de vi-
vre, Encore faut-il, pour vivre, exister.
C'est pourquoi le gouvernement du
Québec, de concert avec l'Opposition
(puisque M. Lesage s'intéresse au
problème), et en consultant des corps
intermédiaires, devrait formuler une
©.
#
La Survivancé
Des bébés, s. v.p.
politique familiale qu'il appliquerait
ensuite. Ce devrait être d'autant plus
facile que MM. Johnson et Lesage
savent s'élever au-dessus des passions
pautisanes comme ils l'ont prouvé no-
tamment en formant un comité parle-
mentaire chargé d’étudier.les questions
constitutionnelles.
Une politique familiale supposcrait
que Jon facilitât davantage l'accession
à la propriété et que l’on encourageñt
davantage les couples à procréer. Com-
ment? C'est ce que le comité que nous
souhaitons aurait à déterminer. Tandis
que Je taux de natalité se maintient
au Danemark, en Suisse, en Angleterre,
dans plusieurs autres pays, il a reculé
de 22 p. 100 en six ans aux Etats-Unis
pays dont nous subissons beaucoup
l'influence par la force des choses. Pour
nos voisins, ce n'est pas grave puisque
leur population est un melting pot; s'ils
ne se trouvent pas assez nombreux, ils
n'ont qu'à admettre un plus grand
nombre d’immigrants (il ne manque
pas, de par le monde, de personnes qui
rêvent de vivre aux Etats-Unis). Mais
la société canadienne-française n'est
pas dans le même cas . ..
Le malheur veut, pour cette société,
que tout y favorise le malthusianisme.
Même si les deux partis qui alternent
au pouvoir à Québec s’entendaient sur
une politique familiale, cesserait-on
de parler de la pilule et de l’avorte-
ment? La télévision, la publicité, l'ima-
ge, la pornographie partout à la portée
des adolescents desseraient-elles die
présenter la femme uniquement com-
me objet de convoitise et instrument
de plaisir?
Qu'on n'aille pas voir dans ces
questions un sermon de laïque. Cha-
cun de nous a ses faiblesses, et tous
(ou presque tous) nous cherchons à
jouir le plus possible de la vie. Précisé-
ment parce que nous la trouvons belle
et exaltante à certaines heures, nous a-
vons le devoir naturel (comme il existe
des droits naturels) de la transmettre.
Et ce devoir est particulièrement im-
périeux quand nous sommes issus, com-
me nous, Canadiens français, d'hom-
mes et de femmes qui ont particuliè-
rement peiné au cours des générations,
qui ont beaucoup sacrifié, pour perpé-
tuer le peuple (ou la nation . ..) que
nous formons.
Willie CHEVALIER
Le Droit, 28-8-67
©
Rapatrier les Canadiens français de l'extérieur
QUEBEC — La Fédération des so-
ciétés StJean-Baptiste, qui compte
quelque 300,000 membres voudrait que
le Québec tente d'attirer dans son ter-
ritoire les Canadiens français vivant à
l'étranger, principalement ceux qui rési-
dent dans les autres provinces et aux
Etats-Unis.
Selon le directeur général de l’orga-
nisme, M. Léo Gagné, il est de plus en
plus urgent pour le Québec d'étudier
toutes les mesures propres à intensifier
Ja venue au Québec d’immigrants d’ori-
gine française tout en mettant sur pied
des structures d'accueil au bénéfice
des Canadiens français qui, se trouvant
hors du Québec, désirent regagner leur
lieu d’origine s'ils pouvaient trouver du
travail.
Fusee
chinoise
LONDRES — La Chine sera en me-
sure d’expérimenter sa première fusée
intercontinentale avant la fin de l’an-
née, affirme le Dr C. Oldham, chef
de la section des recherches scientifi-
ques de l’Université de Sussex.
Au cours d'un exposé qu’il a fait de-
vant Ja British Association (associa-
tion pour l’avancement de la science)
à Leeds, le Dr Oldham a déclaré que
la récente explosion de la bombe à
hydrogène chinoise était un “rernar-
quable exploit scientifique et techno-
logique.”
Il a confirmé, ensuite, le fait que
cette bombe était “propre”, précisant
que des savants anglais qui avaient a-
nalysé l'air à Londres pendant plus de
deux mois, n'avaient pas trouvé trace
de retombées radioactives. Cette “pro-
preté” de la bombe, a indiqué le Dr
Oldham, permet de penser que les
Chinois seront rapidement en mesure
de miniaturiser suffisamment leur bom-
be pour qu’elle devienne opérationnelle.
©
Le monde exotique de l'Expo 67
de La Ronde, il y a une réplique exacte de la “Grande Hermine,” le bateau
qui fut utilisé par Jacques Cartier dans l'expédition qui devait lui faire
découvrir le Canada. Les visiteurs sont invités à monter à bord.
Au dire de M. Gcorges-Etienne Ma-
lenfant, président de la Fédération,
“plus de Canadiens français qu’on ne
le croit généralement seraient désireux
de regagner le Québec s'ils y trou-
vaient du travail.”
M. Malenfant s'est dit convaincu
qu'il était temps de faire du Québec la
véritable patrie des Canadiens français.
Préparez vos bagages!
@.
La caméra de télévision pourrait bien
entrer aux Communes cet automne
Par CARMAN CUMMING
Quand les députés fédéraux feront
leur rentrée parlementaire cet automne,
ce pourrait bien être sous le regard
persistant et impitoyable des caméras
de télévision. Ce sera d’abord un es-
sai, mais certains députés doutent que
les Communes puissent retrouver, par
la suite, leur intimité d'antan.
Jusqu'à maintenant, les caméras et
magnétophones du monde de la diffu-
sion ont été sévèrement interdits en
Chambre, mais ces restrictions vont en
s'affaiblissant.
La dernière mention de ce sujet, a-
vant le congé d'été, a été faite par le
Premier ministre Pearson, qui s’est dit
“très impressionné” par une note de Ra-
dio-Canada élaborant le programme
d’une série sur le Parlement.
I n’a pas donné de précisions, mais
il semble que la séance de cinéma dut
être courte, selon les grandes lignes
d'un projet qui à avorté en juin. Cette
fois-là, les caméras sont apparues dans
les galeries sans crier gare ct durent
être escamotées quand les députés ar-
rivèrent.
La série prévuc pour l'automne n’a-
mènera pas automatiquement des re-
portages télévisés réguliers, quoique
Jon s’attende à ce que cette question
fasse l'objet de vives remarques à Ja
rentrée des Communes, le 25 septem-
bre.
Robert Stanburv, député libéral de
York - Scarborough ct président de
comité de la Chambre sur la radiodif-
fusion, qui devait suggérer l’an der-
nier le reportage télévisé des séances
des comités, s'attend à ce que le comi-
té de procédure soulève le sujet cet
automne.
Les chefs sont d'accord
Il a déclaré que le ministre de la
Santé, M. MacEachen, leader du gou-
vernement en Chambre, avait entrepris
de référer le sujet au comité, et il pré-
voit que ce sera l’un des premiers ar-
ticles ouverts à la discussion.
M. Pearson est l'un de ceux qui fa-
vorisent l'adaptation des députés à l’ère
électronique par télédiffusion des séan-
ces de comités. Le chef de lOppo-
sition, M. Diefenbaker, en faveur de
la télédiffusion des séances du Parle-
ment, a réclamé un vote sur toute la
question.
M. Stanbury croit qu’appui et oppo-
sition à la télédiffusion s’entrecroisent
des deux côtés de la Chambre.
“Je doute qu’il soit très difficile d’at-
teindre une majorité en faveur de la
diffusion des séances des comités, dit-il,
mais plusieurs députés répugnent à voir
entrer Ja caméra à la Chambre sans
connaître exactement quelles seront les
règles de base en ce domaine.”
Certains députés craignent d’être dé-
rangés par tout l’attirail de la télé-
vision et se demandent comment le
©
Les Canadiens s'intéressent peu
au problème de la pollution
Si l'on en croit le dernier bilan d’u-
ne enquête entreprise par le député
conservateur de Brome-Missisquoi, M.
Heward Grafftey, celui même qui sou-
tient qu’il n'existe que 2 p.c. de sépa-
ratistes au Québec, les Canadiens dans
l'ensemble ne sont préoccupés ni par la
pollution de l’eau et de d'air, ni par la
défense, ni par les communications, ni
par les Indiens du Canada, ni par les
problèmes du transport.
M. Grafftey qui toute l’année derniè-
re et durant l'hiver encore a réclamé
sans relâche aux Communes l’installa-
tion obligatoire de filtres dans les
pots d'échappement des: voitures ven-
dues au Canada, est le plus ardent
protagoniste d’une politique de Flair
pur.
Les enquêteurs de M. Grafftey ont
parcouru 16,000 milles, magnétopho-
ne en bandoulière pour interroger
8,519 Canadiens, “mais il s’agit d'une
enquête de politicien, et non de scien-
tifique”, reconnaît le dernier rapport,
publié à Ottawa.
Selon M. Grafftey les affaires étran-
gères préoccupent au plus haut point
Jes Canadiens, qui réclament de leur
gouvernement des “positions précises”,
qu'il se doit d'expliquer à la popula-
tion.
D'une façon générale aussi les Ca-
nadiens, selon les relevés des enquê-
teurs, souhaitent que l'Etat diminue le
rythme des dépenses publiques et qu’il
s'attaque avec vigueur à la hausse des
prix.
De son côté, le député libéral fédé-
ral de Notre-Dame-de-Grâce, Warren
Allmand, dit avoir “interrogé” 20,373
foyers par le truchement de la poste,
et il dégage des 2,262 réponses reçues
que Ja population est carrément en fa-
veur de “réformes”.
Les personnes “interrogées” appuient
fortement l'arbitrage obligatoire dans
les conflits chez les services publics,
réclament hardiment le contrôle des
prix sur des denrées essentielles, sou-
haitent en grande majorité Japplica- .
tion d’une politique de revenu annuel
garanti, fortement aussi la “législation”
de l'avortement et les loteries, comme
l’assouplissement de la loi du divorce.
Elle est moins “chaude”, tout en l’a-
prouvant sans conteste, au sujet de
l'unification des forces armées mais
elle s'oppose à 1,328 contre 8192, à l’a-
bolition de la peine capitale, et à 1,267
contre 889, à l'éducation universitaire
gratuite.
M. Allmand reconnaît que les ques-
tions posées étaient inévitablement
sommaires, mais il soutient qu’elles ex-
priment le “sentiment général.”
“L'on ne saurait s'appuyer sur ces
seuls résultats pour définir une politi-
que, car en dernière analyse le grand
critère, c’est le bien commun”, a-t-il
expliqué.
©
Au lac des Dauphins, dans le secteur
film sera utilisé ensuite. Selon les ex-
perts en diffusion, il fau&rait peut-être,
pour obtenir un meilleur effet, repren-
dre l'éclairage des Communes et vernir
en couleurs plus claires les pupitres de
chène foncé des députés. Il faudrait
également aménager des studios pour
des entrevues privées.
Les députés traditionnalistes frémis-
sent d'horreur à la seule mention du
projet.
Députés dramaturges
Quelques cyniques craignent que la
télévision n'offre à certains de leurs
collègues la tentation de jouer pour la
caméra, au détriment de la progres-
sion des débats. D’autre part, certains
pensent que se sachant observés de
loin par leurs électeurs, les députés
pourraient améliorer leur tenue ct leurs
discours.
On craint surtout que la télévision
n’aille à l'encontre de certaines discus-
sions lentes et traînantes à volonté. Ho-
ward Johnston, député créditiste d'O-
kanagan-Revelstoke, et farouchement
opposé à la télévision parlementaire,
dit que ce serait là entrer en conflit a-
vec Je droit qu'a le Parlement de
“prendre son temps, d’être ennuyeux
et de parler sans fin si nécessaire, et
de faire tout ce qu’on a l'habitude de
trouver mauvais à la télévision.”
On craint également qu’un parti ou
l'autre puisse être favorisé lors du mon-
tage du film. Le député néo-démocra-
te Max Saltsman, de Waterloo-sud, a
suggéré que lon évite cela en allou-
ant un certain temps à chaque parti.
Les députés libéraux et conserva-
teurs ont répondu à cela que les réali-
sateurs de télévision devraient avoir
tout autant carte blanche dans Îcur
choix de nouvelles que les autres jour-
nalistes.
“Nous n’exerçons aucun contrôle sur
les membres de Ja galerie de la presse
qui racontent ce qui se passe en Cham-
bre, dit Warren Allmand, libéral de
Montréal — Notre-Dame-de-Grâce.
Nous n'indiquons pas aux rédacteurs
quelles histoires seront en manchette
à la une et lesquelles seront enfouies
en page 45. De toute façon, rien ne
sert de vouloir restreindre la liberté
des média d’information.”
La Chambre à nu
David MacDonald, député conserva-
teur de Prince, se dit d'accord là-des-
sus, ajoutant qu’il abhorrerait toute ten-
tative de la part du Parlement, du
gouvernement ou de tout groupe de
préparer arbitrairement les nouvelles.”
D'autres députés se sont dits d’accord
pour Ja télévision en invoquant que
le peuple ne peut actuellement se faire
du Parlement une image réelle, “que
la télédiffusion lui fournirait.
M. Saltsman s’est plaint de ce que
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Mercredi le 13 septembre 1967
es journaux fassent manchettes des
scandales et donnent ainsi fausse im-
pression que les Communes n€ discu-
tent que de matières à scandale.
M. Diefenbaker, quant ‘à Jui, a dé-
claré que “ceux qui ont pour mission
de faire çonnaître ce qui se passe au
Parlement ne rapportent pas ce qui
s'y passe de façon à permettre aux
Canadiens de peser le pour et le con-
tre.”
Le chef de l’Opposition ajouta que
des amis à Jui sont venus prendre
place dans la galerie des Communes et,
“après avoir lu le compte rendu de
la presse le lendemain, ils n'ont pu
reconnaître le Parlement tel qu'ils l'a-
vaient vu.”
Certains députés, dont M. Saltsman,
ont suggéré que toutes les séances de
la Chambre, soit environ huit heures
par jour, soient télévisées. M. Salts-
man a proposé qu’un éventuel réseau
de télévision par satellite accorde une
bande à la Chambre, pour que les gens
intéressés puissent suivre le “drame”
des débats.
Aux comités
Les diffuseurs de la galerie de la
presse, qui doivent actuellement rat-
traper les politiciens en dehors de la
Chambre pour obtenir leurs commen-
taires, ont semblé plus intéressés à fai-
re entrer leurs caméras aux séances des
comités plutôt qu'aux Communes méê-
mes.
Selon eux, les attaques et contre-at-
taques des débats d’un comité feraient
une meilleure émission que les longs
débats des Communes.
Certains députés craignent encore
que les téléspectateurs n’en apprennent
trop long sur les Communes. M. Salts-
man concède qu’il puisse y avoir parfois
“du pas très beau”.
“Les téléspectateurs, dit-il, surpren-
dront les députés en train de lire leur
journal, de frapper leur pupitre, de
faire leur correspondance ou même de
poser une question idiote . ..
“Ils verront peut-être que la Cham-
bre, à moitié vide, ne prête guère d’at-
tention aux discours de certains dépu-
tés . ..
“Après le premier choc, ils verront
enfin de quoi a l'air le Parlement.”
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Tél. bur. 488-1880 — rés, 488-3719
Paul R. Keroack, C.A.
ë associé à
NASH & NASH
comptables agrégés
Edmonton — Calgary
Grande Prairie — Peace River
RVSARSIEEARARREUBUARRAREARRU
Dr C. Campbell-Fowler
Médecin et Chirurgien
. … TéL 88
_Falher, Alberta.
Mercredi le 18 septembre 1967
Candidat en 1968 ?
La popularité de Johnson
subit une baisse constante
WASHINGTON — Le président
Johnson sera-t-il réélu? Alors qu'il y a
encore quelques mois, personne n’au-
rait songé à poser la question, un
nombre croissant d’observateurs se de-
mande à présent si le chef de l’Exécu-
tif se présentera aux élections du mois
de rovembre 1968 et si, dans l’affir-
mative, il recueillera les suffrages vou-
Jus pour un deuxième mandat.
A moins d’un an du coup d'envoi de
Ja campagne électorale, la popularité
de Lvndon Baines Johnson accuse un
chute vertigineuse, 45 mois après son
accession à Ja Maison Blanche, elle
est tres inférieure à celles de Dwight
Eisenhower et de John Kennedy aux
époques Jes plus troublées de leur
mandat.
Pour Ja première fois, les éditorialis-
tes. les chroniqueurs de la télévision,
les instituts de sondage affirment que
le président est maintenant en “sérieu-
ses difficultés”. Sans doute ne s'agit-il
pas d'un constat de faillite définitif,
puisque Ja situation peut changer au
cours des 14 prochains mois, Mais les
sondages deviennent accablants. Le plus
récent d'entre eux indique, que depuis
le début du mois de juillet dernier, la
proportion des Américains qui approu-
vent la politique vietnamienne du pré-
sident est tombée de 47 à 33 pour 100.
I! devient évident que, pour la pre-
mière fois, la poursuite du conflit com-
promet Îles chances de réélection du
président, estime cet institut de son-
dage. alors qu'il avait toujours pu
compter jusqu'à présent sur une ten-
dance au ralliement populaire, en pré-
sente d’une grave crise internationale.
L: majorité des personnes interrogées
ne pense pas que les Nord-vietnamiens
soient désireux d'ouvrir des négocia-
tions: elle ne pense pas non plus qu'il
QT
Une enquête dans une
puisse y avoir des élections libres au
Sud-Victnam, à défaut d'un contrôle
des Nations unies ou autre organisme
international; la proportion des Amé-
ricains soumis au questionnaire de l’ins-
titut qui sont d'avis de poursuivre les
opérations militaires jusqu'à l’obten-
tion d’une paix négociée, est tombée de
51 à 34 pour 100 en six semaines.
83 pour 100 d’entre eux pensent que
les combats se poursuivront durant
plusieurs années; enfin 63 pour 100
n'estiment pas que les progrès réalisés
sur le plan militaire sont satisfaisants,
alors que ce pourcentage n'était que
de 43 pour 100 au mois de février.
L'hebdomadaire Newsweck se con-
sacre dans un article intitulé “Le pré-
sident en difficultés”, à l'étude des
problèmes qui assaïllent l'occupant de
Ja Maison Blanche. En tête, figurent,
bien entendu, Je Viet-Nam ainsi que
l'inflation, les salaires, l'emploi et la
crise raciale. Newsweck, faisant état
d’un rapport élaboré par des “amis” du
président, souligne la gravité de la
crise de confiance dont il est la victime
et constate que le “fossé de crédibilité”
s'élargit sans cesse. I] ajoute que, tout
en admirant l'énergie et l'expérience
de leur président, les Américains se
méfient du “manipulateur politique”,
de sa vanité et de son égoïsme.
“Ce rapport”, poursuit Newsweek,
“démontre ce que dans l’entourage on
ne sait déjà que trop bien — à savoir
que Je pire ennemi de Lyndon Johnson
est... Lyndon Johnson.”
Un autre hebdomadaire, le New Re-
public, ainsi que plusieurs quotidiens
à grand tirage, s'accordent également
pour estimer que le président Johnson
est en “réelle difficulté”, et, avec lui,
le parti démocrate.
———®
ville de T'URSS
révèle que 21% des habitants
croient à la religion
MOSCOU — Vingt et un p. 100 des
personnes interrogées récemment lors
d'une enquête menée dans une grande
ville soviétique ont déclaré croire en
une :eligion, a-t-on révélé.
Le relevé est le premier du genre
dont les observateurs peuvent se rap-
peler avoir été publié en URSS qui,
officiellement, est athée. Une campa-
E——————
Le poulet,
chair de canon
Le “poulet de canon” est entré au
service du rail,
Pour mettre à l'épreuve les vitres a-
vant des trains qui circuleront à plus
de 140 milles à l'heure, dès l'automne
prochain, sur le réseau de la compagnie
Buddelle les soumet au bombardement
de volatiles morts. C’est une technique
expérimentée avec succès par l’industrie
aéronautique.
$51,610-
Voilà ce que l’A.C.F.A.
gne a été menée à fond depuis 50 ans
afin de détruire toute religion.
Le relevé a été effectué à Kazan,
ville de 900,000 habitants située à
450 milles de Moscou. Il a fallu deux
ans pour Je compléter.
La revue officielle de l’athéisme so-
viétique “Nauka I religion” (Science et
religion) vient de publier un rapport
sur Jenquête. La publication n’a pas
révélé dans quel but elle avait fait
cela, mais il semble que c'était pour
démontrer que Ja religion a encore
une influence sur une grande partie
de la population.
Plus de 400 étudiants et membres
du personnel de l’Université de Kazan
ainsi que l'Institut médical de la ville
ont mené l’enquête, Ils ont question-
né 4,710 personnes, soit environ un
p. 100 de la population adulte totale
de la ville. Sur ce nombre, 989 ont dé-
claré leur foi en une ou l’autre religion.
Un autre résultat de l'enquête a été
de démontrer que 81 p. 100 des cro-
yants sont des femmes.
Tont comme les autres grandes villes eanadiennes, Ottawa progresse à pas de géants. Les
édifices à bureanx on à loyers multiples y poussent comme des champignons, changeant
d'autant la ligne d'horizon de la Capitale nationale.
Cette photographie nous donne
un apereu des changements: on remarqne, à l'extrême gauche, le plus nouveau et le
plus gros des nouveaux édifices, l'hôtel Skyline.
Depuis 1920, grâce aux médicaments
les humains bénéficient d’un bonus de
Depuis 1900, la moyenne de vie de
la femme américaine s’est prolongée
de 25 ans. Elle peut espérer atteindre
73 ans alors que l'homme moyen n'at-
teint pas ses 70 ans. De 1920 à nos
jours, la moyenne de vie des femmes
a augmenté de 19 ans alors que celle
des hommes n’a progressé que de 13
ans.
Ces années de plus désignées sous le
nom de bonus de vie sont plus que des
pages de calendrier ajoutées aux au-
tres: elles sont fructucucses, agréables
à passer, épargnant non seulement
des vies humaines mais les sauvant de
incapacité ou de Ja diminution phy-
sique. Le lit d’invalide ou la chaise
roulante se font plus rares, ce qui fai-
sait dire à un spécialiste de la recher-
che: Nous n'ajoutons pas seulement
des années à la vie nous ajoutons de
la vie aux années. 80 p. 100 des remè-
des prescrits de nos jours n’existaient
pas il y a 10 ans. Les nouveaux médi-
caments débarrassent de Varthrite, de
la schizophrénie, de Ja douleur, des
allergies.
Hs peuvent guérir la pneumonie, la
fièvre rhumatismale, la tuberculose et
des maladies vénériennes.
De nouveaux vaccins peuvent pro-
téger les fillettes de la paralysie infan-
tile et de la rougeole. Dans quelques
mois on aura Je vaccin contre les oreil-
Jons. Et l'on peut s'attendre d'ici deux
à cinq ans, de bénéficier d’un vaccin
contre la roséole.
Les maladies d’enfant
Pourtant, il v a environ une décen-
nie, ces maladies semblaient devoir être
par son Service de Sécurité familiale,
Beaumont
Bonnyville
Clyde
Donnelly
Edmonton
Falher
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Guy
Girouxville
Holyoke
Jasper
_Jean-Côté
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: 74 réclamations
a procuré aux familles éprouvées de ses membres
$ 2,480.00
4,260.00
1,080.00
1,755.00
8,450.00
4,685.00
500.00
500.00
2,435.00
500.00
500.00
2,755.00
675.00
1,305.00
500.00
810.00
500.00
1,000.00
720.00
1,935.00
1,035.00
2,395.00
2,205.00
1,970.00
4,935.00
1,100.00
500.00
195.00
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Pour tout renseignement au sujet du
‘Service de Sécurité Familiale‘ de l'A.C.F.A. .
M. Eugène Trottier, propagandiste, Tél: 422-2736, 10008-10%e, rue, Edmonton
le lot commun de tous les enfants, les
menaçant éventuellement de cité,
d'invalidité, de surdité. La roséole me-
ace encore Jes enfants à naître. Dans
les années 730 sur 10.000 bébés venus
au monde vivants, 60 femmes mouru-
rent en grossesse ou pendant l'accouche-
ment, Cette proportion de mortalité a
été diminuée à trois par 10,000 bébés.
Les bébés autrefois victimes du facteur
RIT (incompatibilité de types sanguins
entre le père et la mère ce qui porte
Ja mère à développer des anticorps ré-
fractaires au type sanguin du bébé)
peuvent ètre sauvés la plupart
temps.
du
De plus la délivrance de I mère peut
être accélérée et celle qui a cu une cé-
sarienne peut parfois accoucher norma-
lement. La pilule permet aujourd’hui
à la femme d'avoir des bébés quand elle
le veut. Les Américains adultes sont
menacés dans deux secteurs: les mala-
dies du coeur sont cause de 38 p. 100
des mortalités et le cancer en tue 16
p. 100. Pour une femme succombant
à une attaque cardiaque, il y a trois
hommes.
Quoique le cancer des poumons ait
augmenté chez les hommes, dans les
derniers 30 ans, il ne-fait que commen-
cer à augmenter ses ravages chez les
femmes qui fumaient moins que les
©.
Li
VIe
hommes. Les spécialistes de la recher-
che ont définitivement établi un lien
entre l'habitude de fumer et le cancer
du poumon. La mortalité causée par
le cancer de l'utérus a été coupée de
moitié dans les 25 dernières années
et une nouvelle technique de dépistage
du cancer du sein est une assurance de
réduction de ce type de cancer.
Les femmes, principales
victimes de l'arthrite
Sur 13 millions de personnes souf-
frant d'arthrite. 10 millions sont des
femmes, La chirurgie, la réhabilitation,
l'exercice contribuent à diminuer les
effets de la maladie. Les femmes souf-
frant d'intermittence du cocur peuvent
vivre normalement depuis l'invention
de l'appareil qui régularise les batte-
ments de coeur. Les victimes de trou-
bles rénaux peuvent bénéficier d’un
nettoyage du sang. La chirurgie rem-
place les vaisseaux sanguins endomma-
gés et les valves du coeur. La chirur-
gie a recours au froid intense pour tuer
ou enlever des tissus malades.
Un médecin suédois a inventé un
petit instrument qu’on peut introduire
dans l'abdomen et qui va peut-être
permettre un jour à la femme opérée
pour les organes ou l'estomac de quitter
l'hôpital le lendemain de son entrée.
> — > ————+
Decouverte surprenante
sur Arctique canadien
MONTREAL — Le Dr Peter Kruck
et Arno Dennig. d'Autriche, ont visité
l'Expo 67, tenant à la main des camé-
ras, qui quelques jours auparavant, a-
vaient capté les déserts fantastiques de
l’Arctique canadien.
Les Dr Kruck et Dennig, âgés res-
pectivement de 30 et 98 ans, étaient ar-
rivés peu avant d'une expédition de 3
semaines à Broughton Island, où ils ont
gravi sept sommets vierges et deux es-
carpements rocheux.
Les deux hommes faisaient partie
d’une équipe de huit membres dont la
tâche, a dit le Dr Kruck, consistait à
“déterminer si ces pics, tous d’une hau-
teur d'environ 5,000 pieds, avaient dé-
ja été entièrement recouverts par les
glaciers au cours de l'époque glacière.”
“Nos premières découvertes indi-
quent que quelques-uns de ces sommets
n’ont jamais été complètement recou-
verts de glaces, ce qui est surprenant.
Il y a eu beaucoup de controverses
dans le monde scientifique à ce sujet
récemment.”
Un autre “objectif majeur” était de
tourner un film montrant des difficultés
qui attendent les petites expéditions
dans l'Arctique.
Voyage
“Nous nous sommes rendus à Fro-
bisher après être partis en avion de
Montréal le 24 juillet” a dit le Dr
Kruck.
“De là, nous avons loué un avion pour
nous faire conduire à Broughton Is-
land situé à 600 milles plus loin, puis
loué une baleinière esquimaude pour
nous rendre à 35 milles de là jusqu’à
un fjord anonyme, qui nous a servi
de point de départ pour l'expédition.”
“Le voyage en bateau a formé la
plus longue partie du voyage parce
que nous avons dû passer à travers
& :
des glaces flottantes. Cela nous a pris
18 heures.”
Les membres de l'expédition ont mar-
ché un total de 150 milles au cours du
voyage, transportant un matériel pe-
sant 9,500 livres par une température
changeante comme l'éclair, dont de la
neige, ce à quoi on leur avait dit de ne
pas s'attendre.
“En fait, nous n'avions que trois
paires de raquettes et aucun ski” a
dit M. Dennig.
Parmi les six autres membres, on
comptait deux femmes, a dit le Dr
Kruck, et ‘la plupart d’entre nous en
sommes venus à la conclusion que les
expéditions dans l’arctique ne sont pas
pour les femmes.”
Blizzard
“Au cours des toutes dernières heu-
res de notre route, nous avons échap-
pé de justesse à un blizzard gigantesque
et si nous avions été rejoints par cette
tempête quelques-uns d’entre n'auraient
pu s’en tirer.”
Les deux femmes étaient Monica
Schaube, 24 ans et Jane Tittsworth, 28
ans, toutes deux de New York, qui ont
participé aux escalades et au travail
scientifique.
“En Europe, a dit le Dr Kruck, il
n'aurait pas été question pour des
femmes de participer à une expédition.
Mais en Amérique du Nord, des choses
sont un peu différentes.”
Les autres membres de l’expédition
étaient Antoine Bloemen, 26 ans, de
Belgique, Phil Ritterbush, 31 ans, de
Washington, et Cecil Grace, de New
York.
Des rapports de l'expédition seront
remis à la National Geographic Socie-
ty, à la Société géographique autri-
chienne et au gouvernement canadien.
| ©
D'ici cinq ans: un vaccin anticonceptionnel
PULLMAN, Wash, — Un vaccin
anticonceptionnel, visant à assurer une
stérilité de 6 à 12 mois, sera peut-être
à la portée de tous d'ici cinq ans, a
dit un médecin du centre médical de
l'Université du Michigan.
Le Dr S. J. Behrman, parlant à un
colloque international à l’Université
de l'Etat de Washington, a dit que
plusieurs laboratoires poursuivent en
ce moment des recherches en vue d’un
tel vaccin. |
Cette méthode serhit plus accepta-
ble, moins coûteuse et surtout-plus ef:
- ficace que les méthodes actuelles y:
compris la pillule, a dit le Dr Behrman.
Îl a précisé que le vaccin serait fait
e
d'anticorps qui combattraient les antigè-
nes dont les spermatozoïdes. On a pu
isoler des anticorps anti-spermatozoï-
de dans le sang de femmes stériles et
les chimistes tentent maintenant de
composer en laboratoire la structure
moléculaire de ces anticorps.
Le Dr Behrman a dit qu’on a mis au
point une analyse de sang pour déter-
‘miner les anticorps. La stérilité peut
être terminée par l’abstinence ou par
l'usage d’un contraceptif jusqu’à ce.
que le sang devienne négatif, c’est-à-
dire débarrassé ‘des anticorps. Ceci.
conduit à Ja grossesse dans presque Ja
moitié des cas, a dit, le médecin.
Otiawa imprime en français
4 manuels pour le Laos
Grâce à une subvention de $35,000
répondant à un appel urgent adressé
par Vicntiane au gouvernement cana-
dien, c'est dans des manuels imprimés
par les soins des “Editions de l’Univer-
sité d'Ottawa” que des dizaines de
milliers d’écoliers laotiens vont ap-
prendre désormais la géographie — cel-
le de leur pays. An reste du monde et
tout particulièrement du Canada. C'est
ce qu'a annoncé, récemment le Secré-
taire d'Etat aux Affaires extérieures,
M. Paul Martin.
Pour illustrer, en effet, les différen-
ces de climat, de flore et de faune en-
tre un pays subtropical du Sud-Est
asiatique comme le Laos et Jes régions
septentrionales du globe, les nouveaux
manuels laotiens de géographie chois-
sissent très souvent leurs exemples au
Canada et utilisent de nombreuses pho-
tographies de l'Office National du
Film.
De la mème façon, un remarquable
manuel illustré de langage, pour l’en-
scignement du français aux écoliers
laotiens, vient d'être imprimé à Otta-
wa grâce à une subvention de $12,000
du Bureau canadien de l'Aide extéricu-
re. Les auteurs sont MM. G. Provo,
expert de l'UNESCO, et A. Fischer,
professeur à l'E.S.P., à Vientianc.
En outre, pour la seconde fois en
deux ans. le Canada a débloqué des
crédits d'assistance (S10,000 en 1966
et $6,000 en 1967) pour l'expédition
au Laos de près de 600 rames de pa-
pier afin de permettre l'impression sur
place d’autres manuels scolaires en
®.
langue laotienne. |
Quant aux trois manuels de géogra-
phie, lithographiés en polvchromie par
l“Imprimerie Le Droit-Leclerc” d'Or.
tawa, ils sont en langue française et
amènent petit à petit les jeunes écoliers
laotiens à comprendre l'importance ds
l'effort entrepris par leur pays pour 52
développer. La coopération du Cana-
da à cet effort, comme à celui des au-
tres pays en voie de développement,
prend une dimension humanitaire qui
ne peut laisser insensible un lecteur
canadien lorsqu'il rencontre, par cexem-
ple. dans la 25e Icçon du premier ma-
nuel, un passage comme celui-ci:
—Buvez-vous du lait de vache?
—Non, il sert à nourrir les veaux.
—Dans d'autres pays boit-on le fait
des vaches?
—Oui, par exemple en France et
au Canada, Ce lait sert aussi à faire du
beurre et des fromages.
Le Canada s'est surtout attaché az
développement de l'enseignement dan:
ses programmes d'assistance au Laos de
même qu'au Cambodge.
L'aide canadienne à ces deux pays 3
augmenté, à partir de 1963, de 50 p. 109
en trois ans pour atteindre des niveaux
de l'ordre de $S200,000 et $300,000.
Une partie importante de ces crédit:
d'assistance a été consacrée par le Bu-
rcau canadien de l'Aide extérieure à
Foctroi de bourses qui ont déjà permis
à de très nombreux étudiants ct stagi-
aires laotiens de venir compléter leurs
études supérieures ou leur formation
technique au Canada.
Co
2
L'Imprimeur de la reine et l'ONF
publieront un volume sur le Canada
Un hommage au Canada, à ses pay-
sages et à son peuple, richement illus-
tré et rempli de poésie, sera publié par
l'Office national du Film et l’Imprimeur
de Ja reine à titre du projet commun
du Centenaire.
Le prix de cette aeuvre d'art n’a pas
encore été fixé, mais l'on croit qu’il
sera de $25. De toute façon, elle de-
viendra un objet de collection pour
les photographes ct les écrivains et un
cadeau des plus appréciés.
Le volume est publié dans les deux
langues. Le texte français qui accom-
pagne chaque section est dû à la plume
de Jean Sarazin, de la Société Radio-
Canada à Montréal et le texte anglais
à celle de Bruce Hutchison, éditoria-
liste au Sun de Vancouver.
Le volume de 12 pouces sur 15 po:-
ces, présenté dans un écrin de carton,
comprend 260 photographies remplis-
sant, plusieurs, une page complète et
toutes, sauf 20, imprimées en magni-
fiques couleurs.
Sous le titre de “Canada du temps
qui passe”, on a recueilli les plus bei-
les oeuvres des photographes can:-
diens et fait appel aux meilleures tech-
niques possibles pour présenter un:
oeuvre de valeur.
Sa publication coïncidait avec l'ou-
verture de la nouvelle galerie de l'ONF
destinée à montrer au public canadier
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1938, raconte cominent, un jour nie
guére, elle se tira uvec ingéniosité
d'une situation assez critique.
Survolant la région du Tanganvika.
elle avait un jour atterri dans une
contrée infestée de lions. Puis, brisée
de fatigue, elle s'était endormie dans
là cabine de FPappareil. Lorsqu'elle
S'éveilla et jeta un coup d'oeil par un
hublot, quelle ne fut pas sa stupeur
en constatant que Pavion était entouré
Par une douzaine de félins de grande
taille, dont Faspect était fort peu en-
courageant. Et, au moment précis où Ia
jeune femme passa la tête par l'au-
verture de fa carlingue, un lion s'ap-
procha, menaçant.
Mme Johnson eut alors une inspira-
tion: saisissant un sac de farine dans
les provisions du bord, elle en lança vi-
vement le contenu dans la direction du
félin. Il paraît qu'en se voyant sou-
dain poudré à frimas, le lion s'enfuit
précipitamment, aussitôt suivi par ses
congénères, que la vue d’un lion blanc
avait fort effrayés,
CONTEMPLEZ - VOUS
UN VOYAGE
et J'Arbre de la nation.
Le Pavillon de la Russie.
"Terre des hommes”
séduisante la nuit
Quand la nuit tombe sur
ja Terre des bonmes, elle
Jui fait revêtir un costume
mystique. Terre alors de
réveries, de réflexion, clic
se présente à l’homme sous
ses plus beaux atours. Ses
charmes sont tantôt mis en
relief par de puissants éclai-
rages, tantôt révélés par de
discrètes jueurs savamment
agencées, L'Expo 67, la nuit
venue, livre son âme au
l’eau créent une musique de
scène pour les jeunes amou-
reux attardés aux pelouses.
Si la Terre des bonmmes est
étourdissante le jour, la
nuit elle devient route mys-
tique, une sorte de cathé-
drale. Elle apporte, dans un
silence éloquent, son mes-
sage d'amour, de fraternité,
de solidarité universelle. La
nuit porte conseil. Elle aide
à voir clair et aplanit toutes
PHOTO REPORTAGE DE L'OFFICE NATIONAL DU FILM
promeneur, Plus d'un dira
le plaisir qu'il éprouve à
circuler seul, à contempler
le soir venu toutes ces fan-
taisies architecturales sorties
du cocur de tant de nations.
Tous ces pays accoudés
semblent fondus dans une
merveilleuse entente inter-
nationale. L'esprit de Saint-
Exupéry y plane, comblé.
La paix v règne, tard dans
le soir où seuls les jeux de
difficultés en rendant faciles
les grandes décisions. La
Terre des bommes, dans
son décor nocturne, c'est
tout cela Une terre de
méditation qui, l'aurore
venue, redit aux hommes sa
joic de vivre, ses espoirs
futurs, sa raison de croire
en un monde meilleur. La
Terre des bonnes, la nuit,
c'est l’Ange de Ja Paix.
—texte: Gaston Lapointe.
Ci-dessus:
Le Pavillon de Grande-Bretagne vu du Pavillon de la France.
Ci-dessous: Le Pavillon des Etats-Unis et, en premier plan, le Pavillon L'Homme: à
Photos d'Andre Sera.
Focurre.
la nuit.
Nos amis
les pigeons voyageurs
Parmi tous les messagers volants qui
ont &té consacrés par l’histoire, les pi-
seons occupent une place de choix. Dès
la plus haute antiquité, on a connu leur
sens de l'orientation et leur endurance
en vol.
L'ouvrage Larousse, “la Vie des ani-
maux”. nous rappelle que, en Grèce et
à Rome, des pigeons annonçaient ur-
bi et erbi la victoire des champions
aux jeux olympiques.
Pendant la conquête des Gaules, Cé-
Sar organisa un service de colombo-
philie qui permit de maintenir la liaison
entre ses armées.
En Chine, pour protéger le pigeon
voyageur, on fixait à sa queue un sif-
flet en bambou qui émettait pendant
le vol un son strident, par quoi les ra-
paces étaient effarouchés.
Signalons enfin, parmi les utilisations
curieuses, celle que fit jadis un méde-
cin de Boston; il emmenait avec lui
des pigeons chez ses malades. Sitôt la
visite terminée, il confiait l’ordonnan-
ce à l’une de ses bètes, qui s’envolait
à tire d’aile jusqu’à la boutique d’un
pharmacien. Les remèdes commandés
étaient immédiatement apportés ‘au
patient par un cycliste.
Ci-dessous:
Les Arabes auraient hâte de voir revenir les films américains !
ROME —- Les Arabes, à commencer
par le président Nasser, semblent ètre
ennuyés de plus en plus par leur boy-
cottage des films américains.
“Les cinémas du Caire, d'Alexandrie
ct d’autres grandes villes arabes con-
naissent de mauvais jours depuis que
nos films ont été retirés du circuit”. a
déclaré un représentant des producteurs
américains, en ajoutant que “les Ara-
bes sont parmi les plus fervents ciné-
philes au monde.”
“Nasser. a-t-il poursuivi, est tont par-
ticulièrement touché, I a chez lui l'c-
quipement nécessaire pour voir des
films en cinémasvope et il lui arrive fré-
quemment de se faire projeter deux
films, par soir, Quand il est allé visi-
ter le président Tito, il a pris 17 films
avec lui.”
Les films américains sont interdits
dans les pays arabes depuis la guerre
contre Israël de juin dernier. En effet,
Femmes fortes
Selon une enquête en cours aux Etats.
Unis les femmes auraient le dos plus
solide que les hommes et ceux-ci sont
peut-être pas aptes à accomplir les durs
travaux qui depuis toujours leur ont
été réservés.
RÉ RÉRRRSRRRR RSRS R SE UT:
LES SOEURS
DE CHARITE
DE LA PROVIDENCE
Une toile de fond pour FExpo 67, Montréal
Nasser et ses alliés ont prétendu que
les Etats-Unis ont aidé les Israéliens
ct, en guise de représailles, ils ont ces-
sé d'acheter là production cinématogra-
phique de Hollywood.
Normalement, les films américains
forment S0 pour cent de la consom-
mation arabe. Ce n'est que dans les
endroits reculés que les films égyptiens
arrivent à avoir plus de popularité que
les productions hollywoodiennes.
Ce n’est pas la première fois que
l'industrie américaine du film a des en-
nuis en pays arabes. Il se fait un trafic
important de films importés en contre-
bande et les Arabes ont dressé une
liste d’acteurs persona non grata en
raison de leurs sympathies pour la
cause israélienne, Voici quelques-uns de
ces acteurs: Frank Sinatra, Elizabeth
Taylor, Paul Newman, Kirk Douglas,
Sophia Loren et Jerry Lewis.
On dit qu’il n’a pas été facile de met-
tre Jerry Lewis à lindex parce que les
enfants de Nasser le trouvent bien a-
musant.
Les pays arabes n'ont pas toujours
une politique commune sur ce plan.
POSTES A POURVOIR
DANS LES PAYS
FRANCOPHONES
DE L'AFRIQUE ET DU
SUD-EST ASIATIQUE
ANNEE SCOLAIRE
1968-1969
Le Bureau de YAide extérieure du
gouvernement canadien sollicite im-
“Lawrence d'Arabie”, par exemple, à
pu être projeté en Egypte mais nou
pas en Jordanie,
Les Egvptiens ont accepté qu'on
tourne “Khartoum” sur leur territoire
mais ils n'ont pas accepté le film dans
leurs cinémas. Ils n’ont probablement
pas goûté Je fait qu'un: colonel britan-
nique subisse Ja défaite, à la tète de
troupes égyptiennes, dans la lutte con-
tre les Soudanais.
La Jordanie à refusé “Black Beauty”
parce que le cheval - vedette y porte
un nom juif: Samson.
A COEUR JOIE
La Chorale Vent d'Ouest reprendra
ses activités le lundi 18 septembre. à
Sh. p.m., au studie de musique de
l'école secondaire Sainte-Marie.
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Nous invitons tous les laïcs. ieu-
nes et moins jeunes, qui aiment le
chant populaire et folklorique à sv
rendre. Le chef de choeur. M.
Léonard Rousseau, sera heureux 4e
vous accueillir. On requiert à
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nors et basses.
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F
Mercredi le 13 septembre 1967
La Survivance
Page 5
Dans nOS paroisses
BEAUMONT
Lundi le 28 août, la mort venait met-
tre un terme à la longue et douloureuse
maladie de Mme Aurore Demers. La
défunte qui avait souffert avec cou-
rage et patience était âgée de 47 ans.
Elle laisse dans Je deuil son époux.
Jacques, un fils. Paul. son père et sa
mère, M. ct Mme Oscar L'Heureux,
trois frères, Edouard de Beaumont, le
Frère Léo, o.m.i., de St-Albert et Lu-
vien d'Edmonton ainsi que deux soeurs,
Mmes Adrienne Letourneau d'Edmon-
ton et Fernande [Letourneau de Le-
gal.
La veille des funérailles, l’église é-
tait remplie pour les prières récitées
à son intention, La messe de requiem
fut chantée par M. le curé Jacob et
Von remarquait dans le sanctuaire la
présence des RR. PP. Lafrance, o.m.i.,
Morin, o.m.i., ‘ourigny, o.mii. des
Frères Léo L'Heureux, Gendre, Bras-
sard, Gilbert, Jean, tous Oblats de
Marie-Immaculée.
Décès
Les porteurs étaient MM. Arthur
LeBlanc, Arthur Morin, Karl Johnson,
Alex Maisonneuve de Beaumont et
Eric Vallée, Alphée Goudreau d'Ed-
monton. La bannière des Dames de
Ste-Anne suivait le cortège et les ru-
bans étaient tenus par Mmes Florina
Maisonneuve, Berthe Brassard, Marcel-
le Goudreau, Fernande Gobeïl et Ré-
gina Gobeil.
Plusieurs messes et bouquets spiri-
tuels furent. offerts pour la défunte.
Les familles Demers et L'Heureux
désirent remercier bien sincèrement
tous ceux et celles qui leur ont envoyé
ou exprimé des messages de condolé-
arices.
Enseignants
Voici la liste de nos professeurs pour
cette année: à la Grande Ecole, M.
Laurent Beaudoin, principal, Sr M.
Philippe, M. Gérard Goudreau, St Eph-
rem-Maria. À JEcole élémentaire: M.
E. J. Sehn, assistant-principal, Mmes
Alice Dionne, Yvette Leduc, Joanne
Sehn. Yvonne Savoie, Sr Léandre-Ma-
ria, Dolorès St-Jacques, remplaçante.
Puisse cette année scolaire ètre l'une
des meilleures pour des professeurs
que pour leurs élèves.
D
Entre dramaturges
— Quand vous donnez une représen-
‘ation, je ne peux pas dormir toute la
zuit,
— Mes drames font une telle im-
pression? Bon,
— Non, mais je ne dors jamais si
ME ; ARTE
bien au théâtre,
FERD NADON
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REPARATION DE MONTRES
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Avenue Jasper, à l’ouest de
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Bonnie Doon Shopping Center
SR PE
GOUVERNEMENT
DE TERRES
Avis est par les présentes donné que
selon les stipulations de “The Tax Re-
covery Act”. chapitre 334 RS.A.,
1955 les terres ci-dessous mentionnées
seront offertes en vente par encan pu-
blic, cette vente aura lieu au bureau du :
du Département des Affaires Munici-
pales, à Valleyview, Alberta, le mardi :
26 septembre 1967 à 2 heures de l’a-
près-midi. "" ÿ
DISTRICT EN FRICHE 126
. de Sec. Sec. Tp.Rge.M. Area
NS. … 1 69 22 5 160.00
S.O. … À 69 22 5 159.00
Pt. S.O. 36 69 22 5 35.30
Est de la rivière
(C. de T. 194-J-154) x
NE 22 70 22 5 154.57
NE. 5 71 24 5 158.99
NE. 75 24. 5 161.00
NE. … 70 25 5 159.97
N.O. . 70 25 5 158.00
NE. … 71 25 5 160.00
S.O. . 71 26 5 161.00
N.0. 71 26 5 161.00
NE. 71 26 5 159.36
Ft. 33 7126 5 150.45
C. de T. 163-Z-200)
6 un 2 6 5 158.97
Ft 5 144.923
SE. 6 161.00 .
Plan
loc
gt ‘3 1273HW
jet aussi à un prix de réserve !
qu'aux restrictions et conditions .con-
tenues dans les Certificats de Titre.
Réserve est faite des mines et miné-
raux. ”
Les termes et conditions de vente
serônt annoncés à ka vente ou peuvent
être obtenus du soussigné. :
Le rachat de ces terres peut s'obte-
ir sur paiement de tous les rerrérages :
-de taxes plus les frais en tout temps
avant la vente.
Daté à Fdmonton. Alberta, ce 3e
jour du mois d'août 1967.
5 A. W. Morrison,
sous-ministre. ,
BONNYVILLE
Il y a quelque temps, nous avions le
bonheur de recevoir une lettre d'une
ancienne élève de Bonnyville, la Révé-
rende Socur Henriette Lirette de San
Francisco, Tout en se remémorant de
beaux souvenirs du temps passé, elle
nous äpprenuit qu'elle passerait par
Montréal. en compagnie de sa soeur
Lucille, en route vers la France où elle
fera un stage d'études aux Universités
de Dijon et de la Sorbonne. Nos meil-
leurs voeux de succès l'accompagnent.
Départ
Le Révérend Père Jean Gariépy,
o.m.i. notre dernier vicaire, à reçu
une nouvelle obédience pour North
Battleford. Nous regretterons son dé-
part et nous Jni souhaitons beaucoup
de succès auprès de ses
ouailles.
Léger incendie
Alors que se poursuivaient les trn-
vaux de construction de la nouvelle
école élémentaire, un gros tracteur a,
Dar mégarde, coupé une conduite de
gaz naturel et il s'en est suivi un in-
cendie qui s'est propagé jusque dans
ka classe de Mme Claudette Proulx.
I faudra quelques semaines avant que
ne soient complèétment réparés les dé-
gûts qui ont ainsi été causés.
Voyageurs ct visiteurs
Mlle Marie-Laure Durocher est ré-
cemment partie pour un mois de va-
cances à Montréal.
D'autre .part, Albert et son épouse
étaient de passage à Bonnyville après
avoir visité la vallée de l'Okanagan.
&
ST-JOACHIM
Décès
M. Louis Gaumeau, dont les funé-
raîlles ont eu lieu le 13 septembre der-
nier, Nos svmpathics aux membres de
cette famille.
Rappels
nouvelles
Nous vous rappelons qu'il y aura re-
traite fermée pour toutes les demoisel-
les de Jangne françuise à l'Etoile du
Nord du 29 septembre au ler octobre.
Foutes celles qui désirent y participer
sont prices de communiquer avec Mlle
Monique Paquin à 482-2689.
Nous vous rappelons aussi qu'une
nouvelle série de Cours de préparation
au mariage commencera bientôt. Les
persontes intéressées sont prices de té-
“léphoner à 429-2731.
Enfin, il # aura cours de danse don-
nés par Mile Debbie Ward au Centre
St-Joachim: Les personnes intéressées
doivent s'inscrire À cet endroit:
L'on requiert les services d'une gar-
dienné: prière de s'adresser à Mme D.
Chenier 488-3565 ou 4882484.
Visiteurs et voyageurs
M. et Mme C. Williams de Fraser
Mills, en Colombie, étaient de passa-
se à Edmonton récemment.
D'autre part, M. et Mme ‘Ted Cro-
lau, M. et Mme Jim Demers ainsi
que M. et Mme A. Hittinger sont tous
présentement en voyage à l'Expo.
Chorale
L'on nous prie d'annoncer que les
pratiques de notre Chorale paroissiale
reprendront tous les mercredis .soirs à
8h. p.m., à compter de cette semaine.
@ -® © :
PICARDVILLE
Enseignants
Voici la liste du corps enscignant de
notre école pour cette année: En 7e
ct Se annce: Sr E. Steffes, f.d.j.:; en
5e et Ge, Mme If. Anhorn; en 5e et
Ge Cgalement: Sr M. Vaugeois, fd.j.;
en Se et de: Mme GC. Breault; en lère
et 2e: Sr O. Deschène, fd.j. (à noter
que ce dernier groupe compte 54 élè-
ves). Quant aux élèves des classes su-
périeures, ils se rendent tous à West-
lock.
Malades
Mme Elden Glebe dut être transpor-
tée d'urgence à l'hôpital de Westlock
la semaine dernière.
M. Jacques Broault, lui, en est de
retour.
Réception
Une réception de prochain mariage
en Fhonneur de Mlle Pauline Provost
aura Jieu dimanche prochain à la
Salle communautaire. Nfme Y. Racine
est responsable de cette organisation.
Le mariage de Mile Provost aura ficu
en octobre prochain.
Moisson |
La moisson va bou train dans la pa-
roisse. Si fa belle température se pour-
suit les travaux seront finis beaucoup
plus à bonne heure cette année que
les années précédentes, cur déjà de
nombreux fermiers rapportent qu’ils ont
presque fini.
Visiteurs
M. et Mme P. Morin de St-Albert
étaient de passage chez leurs filles,
Mme G. Victoor et Mme N. St-Louis.
Mme R. Fortier était de passage chez
sa fille, Mme Y. Racine.
M. X, Dufresne visitait ses cousins,
MM. E. ct L. Boucher ainsi que A.
St-Louis.
D'autre part, M. Philippe Breault
était en visite chez ses frères de Picard-
ville,
Mariage
Samedi le 2 septembre, le RP. Ri-
chard Laplante bénissait le mariage de
Mlle Darlene Burns, fille de M. et Mme
Jack Burns. à M. Roland Landry, fils
de M. et Mme Alhert Landry d'Ed-
monton,
Charmante. la mariée avait revètue
une robe Jongue en dentelle et à man-
ches longues. Son voile bouffant é-
tait retenu en place par une couronne
de perles ét elle tenait en mains nn
bouquet de roses.
files d'honneur, Miles Joyce
Burns ét Patricia Chaba, portaient tou-
tes deux des robes identiques en nylon
rose. Les garçons d’honncur étaient
MM. Louis Despins et Walter Berdula.
Un grand nombre de parents et amis
prirent part au banquet de noces qui
eut lieu à la Salle communautaire et
qui fut suivi d'une soirée de danse
au même endroit. Nos meilleurs voeux
de bonheur aux nouveaux mariés qui,
à leur retour de voyage de noces, de-
meureront à Edmonton.
Les
E————————
Vous possédez une trappe à puces ?
Si oui, dites-le ?
LONDRES — Une annonce classée
dans THE TIMES de Londres, sous la
rubrique “Personnel” présentait il n’y
a pas longtemps un caractère plus co-
casse que toutes les excentricités qu’on
peut ordinairement y relever, Elle é-
tait ainsi conçue: “Trappe à puces de-
mandée par le Centennial Centre of
Science and Technology, de Toronto,
Canada, du type porté par les femmes
du 18e siècle en Angleterre et en Eu-
rope. Ceci pour une exposition sur les
puces et les hormones.”
À Ontario House, on attendait des
réponses avec un certain amusement,
maïs en vain. L’objet demeurait introu-
vable. Cette chasse à la trappe à pu-
ces a débuté il y a quelques mois a-
lors que le centre Don Mills, Ontario,
fit appel à Ontario House pour déni-
cher l’objet rare. Cette dernière prit
%
à 7h.80.
: = . x asss
DLÉAUSERERRRRERESLEUMARLAERRRLEALERAREEERSAREREI EEE EEE NE N
RER 5 S 5 LD LS
| ‘Le 3 octobre — Solennité de la fête de sainte Thérèse
Messes Basses: 7h., 8h. et 9h. a.m. eo
Grand-messe pontificale: 10h.30 a.m.
Bénédiction du S. Sacrement à 7h.30 p.m.
LALALLLSÉRELEREESELELERESEEERS
des informations auprès de lauguste
Victoria and Albert Museum, à Ken-
sington. Croyant à une plaisanterie ses
dirigeants répondirent poliment que
l'objet n'existait pas,
Ce à quoi le Centre du Centenaire
de Toronto répliqua par une illustration
tirée de la publication Scientific Ame-
rican. La preuve était concluante: l'i-
mage représentait une trappe à puces
allemande de 1739, petit objet cylin-
drique suspendu au bout d’une chaîne
passée autour du cou et qui était censé
attirer les puces où elles étaient ensuite
suffoquées par une certaine substance.
On était d'avis que les femmes plus
que les hommes attiraient les puces et
l'on y voyait une relation avec les hor-
mones ovariennes. Le Centre du Cen-
tenaire appuyait l'illustration d’une
suggestion émanant d'une autorité en
ILLESELRESÉEELLASARENTEARARELERLELENBELLLLAERBERTERTVS
SOLENNITE
de la fête de
SAINTE THERESE
au
SANCTUAIRE DE LA
PETITE THERESE
à Wakavw, Sask. Can.
le 3 octobre
PROGRAMME
Du 24 septembre au 2 octobre — Neuvaine solennelle
Prières de la neuvaine et grand-messe. chaque soir .
ù
lan arLRRARLURERARALLLALARERARTAUAENERSTALESARELULÉELRELETARERR
Certains se plaisent à l’imiter—même au cours de son
propre programme—mais cela ne l’affecte guère, on pour-
rait même penser que ca Jui plaît!
Cet ancien journaliste
est devenu l’un des piliers de la télévision américaine,
Fune des étoiles les plus appréciées et les plus durables.
Encore cette année, tous les dimanches soirs, la télévision
de Radio-Canada vous présentera le “Ed Sullivan Show’
avec ses numéros de vaudeville, d'acrobatie, de chant. ses
nonolouwues, extraits de pièces on films à succès, ete.
La grève des marins:
peu d'effets sur l'économie
MONTREAL — La gréve du Syndi-
cat international des marins. qui affec-
te maintenant 32 compasnies de navi-
sation intérieure. a immobilisé li plu-
part des ISE navires des compagnies
depuis les 14 jours qu'elle dure.
Mais jusqu'ici la grève des marins
semble avoir eu que peu d'effets di-
rects sur Féconomie du pays, en dépit
des craintes manifestécs par les hom-
mes d'affaires et les autorités du svri-
dicat aviuit son début,
A Montréal, où se trouve Le quartier
uénéral du syndicat en grève. M. Gor-
don Anderson. gérant adjoint de lad-
ministration locde de li Commission
des ports nationaux. a déclaré qne jus-
qu'ici le port ne s'était pas beaucoup
ressenti de la wrève,
Ou n'expédie pas beaucoup de cérta-
les cette année, at-il dit et les cléva-
teurs à grain de la CPN contiennent
encore entre 14.000.000 ct 15.000.000
de boisseaux. ce “qui durera un bon
bout de temps.”
Aucun des 1.500 employés des CPN,
n'a été mis à pied.
M. Anderson a cependant déclaré
que le transport des marchandises par
la Canada Steamship Lines et par Ja
Clarke Steamship, deux des plus im-
portantes compagnies de transport en
direction des Maritimes, était -immobi-
lisé, mais qu'il ne représentait qu’une
petite proportion des affaires du port
de Montréal.
La grève des 5,400 marins a aussi
immobilisé quelque 1,200 officiers et
ingénieurs maritimes.
Dans Ja plupart des cas, les ingé-
nieurs et Îles officiers sont encore à
bord des navires, s’occupant à les te-
nir en état de partir.
Non seulement les navires sont-ils
immobilisés par Ja grève, mais ils ont
aussi été mis sur la “liste noire” des
débardeurs qui ne touchent pas à leurs
marchandises.
. matières de puces et d'hormones, l’ho-
norable Miriam Rotschild à l'effet “que
le meilleur moyen d’attaper une trappe
à puces, c'était d'en faire la demande
par voie publicitaire.”
Mis
vrières ont révélé qu'environ 400 hom-
mes avaient été mis à pied indirecte-
ment en raison de la grève, Ce nombre
comprend
ainsi que des cauipes des cours de
4 Winnipes, des sources ou-
des employés d'élévateurs
triuue,
Les membres du Syndicat interna
tional des marins réclament des contrats
de travail leur accordant une semaine
de 40 :
salaires. çt des bénéfices marginaux
heures. des augmentations de
additionnels, Les marins venlent aussi
que soit aboli le reglement qui les o-
blice à demeurer à bord des navires
durant 24 heures pendant qu'ils ne sont
pas en devoir.
SR ,
Nouvelle viande
4e .
d'ici vingt ans
MEDICINE HAT, Alta — D'ici 20
ans, fa viande de bocuf ne sera ven-
due qu'en trois catégories uniformes
et assaisonnées d'avance, selon M.
Thomas Rackman, directeur de la mise
en marché à la division économique
agricole de l'Alberta.
M. Rackham prédit que les consom-
mateurs auront alors le choix entre le
boeuf désossé et dégraissé, la viande
hachée assaisonnée comme le sont au-
jourd'hui les lamelles de pommes de
terre, les produits laitiers, et les mor-
ceaux à demi transformés et mi-cuits,
destinés au ragoût ou au rôti.
La coupe domestique de la viande
sera devenue un art du passé, M. Rack-
ham prévoit également que d’autres
sources de protéines entreront en in-
quiétante compétition avec Je mar-
ché du boeuf. Cette viande pourrait
être dépassée par le poisson, ou même
des produits synthétisés dérivés d’al-
gues microscopiques, tout comme l’a-
gneau et le porc ont été dépassés par
le boeuf dans le passé,
L'élevage de bétail deviendra spé-
cialisé, et la transformation sera uni-
formisée pour entrer en compétition a-
vec Îles plantes protéiques moins coû-
teuses.
CES TROIS
SEARLE GRAIN COMPANY LIMITED
ALBERTA PACIFIC GRAIN LTD.
FEDERAL GRAIN LIMITED
ne font plus qu’ UN
SOUS LE
NOM DE
FEDERAL GRAIN LIMITED
809 GRAIN EXCHANGE BLDG.
_-WINNIPEG 2, MANITOBA
VAN gere Poor
Fitabe Lit ue .
Le Canada, premier exportateur
mondial de protéines ?
Le Canada à peut-être fi chance de
devenir un jour Je premier exportateur
mondial de protéines, selon M, C. L,
Mitchell, du ministère fédéral des P&-
cheries.
Dans un article publié par la revue
du ministère, Pécheries du Canada,
M. Mitchell considère que l’importan-
te industrie de pèche de notre pays,
le développement d'une farine de pois-
son riche en protéines et la sous-ali-
mentation parmi plusieurs importants
groupes de population du monde pour-
raient se rencontrer pour amener Ja
création d'une industrie gigantesque
en vue de répondre aux besoins ali-
mentaires.
11 base sa théorie sur le fait que deux
des trois milliards d'individus qui cons-
tituent Ja population du globe souffrent
de carence protéique, particulièrement
les enfants en bus âge.
Cette année, l'administration des a-
liments et médicaments des Etats--U-
nis à permis la vente centre Etats du
concentré de
poisson-farine de poi-
son-comme enrichissement alimentai-
re.
Pour des pays comme le Canada,
déjà important producteur de poisson
comestible, cela signifie la possibilité
de devenir d'importants producteurs
de concentrés riches en protéines.
On estime qu'environ deux onces du
concentré équivalent au contenu proté-
ique d'un steak de 12 onces. Malgré
son goût un peu fade, cet aliment pour-
rait intéresser es pays plus riches qui
peuvent en faire un complément aux
céréales, à Fa soupe, au pain et à plu-
sieurs autres aliments à faible teneur
de cholestérol.
Vite produit
Le concentré se fabrique en moulant
le poisson et en traitant le mélange pro-
duit à l'alcool isopropyl pour en retirer
le gras et l'humidité.
On sépare les soldes des Tiquides, on
distille le dissolvant et le résidu sec es!
moulu en farine de poisson.
Le succès d'une telle entreprise au
Canada dépendrait de Er rapidité avec
laquelle Je pays pourrait le
commercidement rentable.
redre
‘Rallye du Centenaire’
des Guides catholiques
Grace à une subvention de Et Come
iission du Centenaire. à eu lie an
Buc MeGreuor à Othawia. des 2,3 et 4
septembre. un Rallve LH)
IS à 25 ans venant de
l'Atlantique à l'Ouest du pays.
troupalit
cheftäines de
Les assises ont été sous Ja direction
de Me Thérèse Bouchard, Commis-
saire nationale adjointe
Catholiques.
des Guides
occasionnent de
ES
cide soit procuré
plus détaillées.
Hon. H. E. Strom,
. ministre ae
MAÏS UN CONTROLE
COMMUNAUTAIRE
EST ENCORE MEILLEUR
Pour exploiter cflicacement avan
tage du Canada, il faut se hâter d'en
trer sur ce marché où la première fir-
me présentant in produit neuf sera ccl-
le qui en profitera le plus.
La production commerciale améri-
caine devrait commencer d'ici un an,
dit M. Mitchell, cependant que l'Union
sud-africaine, le Chili et la Suéde ont
déjà des usines en fonctionnement,
Les récentes hausses de la péche du
hareng au Canada — 856,618,000 li-
vres en 1966 — semblent en mesure
de fournir des quantités suffisantes de
poisson pour la transformation en con-
centré.
Les bas prix du poisson au Canada
donneratient également à notre pays
une marge sur son voisin du sud dans
le domaine de la farine de poisson.
Le plus épinceux problème serait de
convaincre la population de a valeur
du concentré protéique. Mais le temps
eUune publicité bien agencée ainsi que
des règlements sur la mise en marché
du produit d'autres pays pourraient en
augmenter le coût de production.
(æ) Festival Canada on tour presents
(SO MOMQE À
Le Festival du Canada,
de la
Centenaire,
une initiative
Commission du
présente
MONIQUE LEYRAC
la célèbre chanteuse
eanadienne-française.
À EDMONTON
le 27 septembre
Ïlne suffit pas d'entendre
Monique Levrac.
il faut aussi la voir,
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{S À PROJECT OF THE CENTENNIAL COMMISSION
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NOURRISSEURS
LES POUX ET L'OESTRE
sérieuses pertes
aux éleveurs par suite de
dommages sérieux tant à la peau
qu'à la carcasse des animaux
Un traitement individuel
des troupeaux est certainement bon
Dans une région où toutes les bêtes à cornes ont été traitées,
les ravages de l’oestre peuvent être éliminés, les épidémies
évitées et la ré-infestation considérablement réduite.
Faites en sorte qu’un traitement systématique à l’insecti-
à votre troupeau au cours des mois de
septembre, octobre et novembre.
© Assurez-vous de traiter vos bêtes dès cet automne,
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turier inscrites sur le contenant de l’insecticide choïsi.
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VW. H. T. MEAD, Directeur
Division de l’Industrie animale
PROVINCE OF
ALBERT À
Misistère de l'Agriculture
Dr E: E. Ballantyne,
-Sous-ministre
Page 6
+
Tribune ibre ?
ri É POURQUOI PAS
L]
La baisse de la pratique religieuse
M. le Rédacteur, avons compris avec sa grâce, ce de-
On constate re baisse sérieuse de voir pour nous, comme l'indique claire- À | L'HOTESSE INCON N UE
la pratique religeuse, dans tous Re. vo , L'on a proposé, il y a quel ue temps, niciens, par exemple — et qu'a con-
RC A a Pomme De ae a me Men ie
JOUMAUN SES" MENU à ; ne FU Een lectif aux milliers de travailleurs qui, Mais leur rôle d'ambassadrices Îles
de ar Fe “Um simple con A Le A e êie de humblement ct anonymement, ont oeu- oblige à ne pas ae les bortes de’
dents elle Sat même ouvrir les l'affirme encore le ler concile du Va- a xposition Universelle A ue Me
Le ra ne Re de rs a Le projet me semble des mieux in- les avantagent sans Îles ne agui-
] e Ë À sl «le L nié . : . à ; CARRE à < h air _
telle situation . . . nent pas encore à l'Eglise catholique, Hs _ sit k HS Ha de percer davantage ct de prendre
a Re se a Len era ” A ut qu'on adresse un la etre | ‘ .
ment “massif” de la pratique pour les catholiques qui abandonnen Aimer on adress 'u LA | es
es soit un phénomène “sain” la pratique religieuse ou l'Eglise, d’une a de pi ess ne a be
susceptible de conduire à une religion façon officielle ou non. k ne pue 1 . i Di Yhôt e donne
E Bcessai le rap- est peut être moins absolu, maïs qui bien Sûr—à ôtesse inconnue, u
ue is oo e un) Cette h se +. SL pra n’en fournissent pas moins besogne on l’a fait pour le soldat de la première
us rsonnalisée . . - ette ny- E i S 1E* SES, s Gi REA CREER An
es est absolument fausse, car il tique religieuse demeure une obligation Eu et ingrate: les hôtesses de Fee us dit le ne
faut prendre conscience que l'aban- fes cHRAve pose igne Rae qui 100E Je concède qu'elles ne sont pas ré- sue de la collectivité qui. dans
don de la ee A HER me Res de nue duites à la réclusion—comme les tech- l'ombre, a vraiment gagné la guerre. 4
u prè : ; CES ee PO 5
. peut avoir que des consé- absolus de Dieu, que J'on ne peut La UE
quences funestes. . mépriser en vain: “On ne se moque jeune fille idéale, jolie, cultivée. intel-
Il est certain que très souvent, chez Pas de Dieu,” écrivait saint Paul. (Gal été et décrète au DEN ar prete
les laïcs et même dans le clergé, on 6, 7) De nos jours, en region rennes son aide, durant he mois, dans tous les
comprend très mal ja “kberté” re- en tout autre domaine, nous cnvisage- coins de “La Terre Fe Hommes.”
ligieuse. Cette “liberté” , consiste à ons nos devoirs d’une façon trop ex- Elle est tellement différente de l’image
être indépendant par rapport aux au- clusivement horizontale, c’est-à-dire que le monde moderne essaie de nous
wes hommes et aux sociétés civiles, vis-à-vis des autres hommes, mais nous Vendredi, 15 septembre laisser de la jeune fille émancipée
qui n'ont pas le droit d'imposer Que oublions l'autre dimension de . de M. Adélard Durocher, Lac La Biche d'aujourd'hui, libérée de toute con-
ullégeance religieuse particulière. Mais voirs, qui est de beaucoup plus im- M. André Joly, St-Paul Bates drdont les” dércdlements de
cette indépendance ne peut exister portante, celle de notre dépendance M. Adélard Magnan, Edmonton date éementent la cote’ de: pobue ;
d'aucune façon par rapport à Dieu essentielle de Dieu. C’est une erreur M. Gérard Soncy, Beaumont Jarité.
qui, Lui, a le droit de nous imposer vraiment tragique! an Samedi, 16 septembre Remercions donc les autorités de
la foi et ses exigences, dès que nous Oliva Melançon, ess.c. M. Lucien Desbiens, Marie-Reine l'Expo de nous avoir imposé cette im-
Soeur Rose Lemay, s.c.e., Trochu pression de dignité et de charma dis-
" 1e . . lé ï Soeur Alberte Marie, f.j, cret, qui est tout à l'honneur de la
Drôle de bilinguisme que celui-là ! Morinville jeune fille canadienne, et surtout de
M. Je Rédacteur re “Archidiocese of Edmonton, Second 7. Fe Arsène du Sacré-Coeur, celle du Québec. nr
Lorsque, il y a deux semaines le bon Sunday in September”, ainsi que . . . Dimanche, 17 septembre : : er
Monsieur le Curé, d’un air pincé, por- Mais que diable? On soulignait une A Gérard Bergeron, St-Isidore %
tait notre attention sur les enveloppes troisième phrase anglaise d’une mau- \ Louis Hébert St-Vincent Du champagne
“bilingues” laissées dans nos bancs dite chinoïserie qui, n'étant ni du la- M. Paul-Emile Pomérleat, St-Paul à l'oeil H
pour fin prochaine de la Eole En nie se Rene GeUnE RENE En M. Raymond Tétreau, Vegreville LONDRES — Le nombre & pa-
our Charités papales, je me suis im- de français. M ‘ L Lundi, 18 septembre tients qui doivent être hospitalisés en
médiatement rendu compte que sa Jai donc pensé qu'il s'agissait du FESTIVAL DU AN ADA onique eyrac Mme Marie Bernard, Edmonton Grande-Bretagne après avoir reçu un
mine austère traduisait plus que les sale tour d'un triste pouilleux, de l'in- , Monique Leyrac est actuellement M. Arthur Chapdelaine, St-Paul bouchon de champagne dans l'oeil va
demandes coutumières de desserrer n0- solence de mauvais goût d’un exécra- OTTAWA — L’anné du Centenaire nelles et semi-professionnelles qu'il ” Pre L . . . nue RE ae CRE Le be tie
tre bourse. Alors, tout bonnement, jai ble de la plus basse fripouille, de la de la Confédération est une année prenons également dans leur propre es REA ? re Mile Denise Rainville, Peace River garçons ou des serveuses de restaurant.
jeté un coup d'ocil furtif sur cette en- crapuleuse sottise d’un ignoble goujat, unique dans Yhistoire du spectacle au province. France, aux Etats-Unis, et en Russie Mardi, 19 septembre Tels sont les réultats d’une enauête
veloppe spéciale, notant avec stupé- d'une grosse farce anglaise, quoi! Le Canada. Les Festival du Canada — Subven- qu'au Canada. M. Fernand Dechamplain, Vimy publiée dans la revue médicale anglai-
faction qu’on avait négligé de tradui- salaud, en oubliant ‘bêtement les ac- Le Festival du Canada est un pro- tions et commandes favorise la création PR tn SRE M. Maurice Gagnon, St-Isidore se “Lancet”.
cents sur les mots “Quête” et “Chari- gramme fédéral conçu, au coût de $3 de nouvelles oeuvres canadiennes pour à! a Ta ee , ii : - M. Jean-Paul Marchand, St-Isidorc Ces recherches, indique la revue,
tés” voulait sans doute instruire ses millions, pour présenter aux Canadiens l'opéra, l'orchestre. le ballet et le ne ae au ses che : ner Mercredi, 20 septembre ont permis d'établir qu’un bouchon de
Le chapelet compatriotes expatriés de leur ancien- d’un bout à l'autre du pays, en vue théâtre. ee Has . se M. Alphonse Brousseau, St-Vincent champagne tiré à partir d’une bouteille
à CHFA de EE a ae ae À Se Le Festival du Canada dans la comprend des airs inspirés de récits M. Léon Gamache, St-Paul ee. ne he 4
4 D'ailleurs, il faut ot de même Ris ee es danse ' Capitale Nationale a présente la pre- et d'anecdote accessibles à tous les ii a a _ re t Ne RUES
SEPTEMBRE beque cette mälenéontreuse plaismite: 1 . ; RE | mière d'une oeuvre originale com- auditoires et ces chansons, qu’elle sait : J. Amo Le FRE TANdEGENLTE D fré d A
rec : : Pr s à : Jamais aucun pays n'a tenté de ré- jindée pour le Centenaire. D'autres rendre avec une si grande sincérité Jeudi, 21 septembre La fréquence des “accidents” serait,
l 14—_Les paroissiens, paroisse St- rie satisfait à perfection les tristes exi- aljjer un tel programme national de livertisse ts ] apitale d oné-tout S-fnit de ch EI è M. Elie Bergevin, St-Albert estiment les experts, fonction du nom-
Vital de Beaumont. gences de l'humour anglais. Ne trou- divertissement EN A hs re ne EE M. Ephrem Doucet, Edmonton bre des bouteilles consommées. soit €
15—Les paroissiens, paroisse St- vez-vous pas que c'est drôle? Réussir : Canada sont aussi en voie de réalisa- sont des reflets de la culture du Ca : ? ; : °
d ‘assure € pr ; F ie ; M. Jacques Dusseault, Vimy 5,181,185 en 1965.
Vital de Beaumont. à mépriser la langue de ceux dont on æ so de a ul 2 nada Français dans ce qu'elle a de plus M É an Gagnon, Hinton “Mettez une serviette sur le bouchon
{ 16—La famille J. Arthur Routhier demande les contributions . . . et Îles re l ee | ponoIanens Le Festival du Canada en Tournée, HAEReNE Fe D DR nie M. Emile ue Châteauguay recommande la revue, et veillez à ce
| de St-Paul. deux du même coup. PE généreux subsides fédéraux et PI0- Je quatrième élément de ce programme bilité de Monique Leyrac en fait de ; C tre, P.Q on que le débouchage s'accompagne non
18—-La famille de Mme Blanche 7 vincaux permettent au public de se des arts d'interprétation, offre aux Ca- petits bijoux. Fee "M loux, St-Paul as d’une détonation mais d’un simple
Dhimas de Falher. D'autres, cependant, prennent l'ef- procurer des billets à des prix minima. djiens une occasion unique de voir et Monique Leyrac a commencé sa M. us Mai e . . ” ‘
l 19- La paroisse cathédrale de fronterie injustifiable cihaut HENNON L’ambitieux programme du cente- J’entendre les plus grandes compagnies carrière à l’âge de 13 ans, à la radio, M. Marcel Jacques, st-Fau PE
| St-Paul. née au Sérieux. Is affirment même, aire de la Confédération se partage en nationales et internationales de 1 u théâtre Lux. Elle a connu depuis
| 90-—La famille de M. et Mme Avec:une sincérité qui ferait pleurer M. Quatre: Ie Festival du Canada chez scène, à des prix extrêmement raison- Une carrière éblouissante comme comé- HOR AIRE DE MESSES
Normand Mélançon de Looma. Diefenbaker, que l'ignorant responsable soi; les Subventions et commandes du nables. Plus de seize compagnies dont dienne et chanteuse. Elle s’est vu Vs
| 21—La famille de M. Joseph de ce fâcheux délit prétend ne ronver Festival du Canada; le Festival du trois viendront de l'étranger, parcour- décerner des premiers prix en Pologne, A . d es C ana di ens fr anca i s |
Paquette de Donnelly. AUCUNE: HNPrMene Edmonton 41 Canada à Ottawa et le Festival du ront le Canada de janvier à décembre €n Belgique et au Canada français. u service : +
29— La paroisse St-Louis de pue doter ses lettres d'accents d'une Canada en Tournée. 1967. Les frais de transport et, dans Mlle Leyrac à jusqu'ici enregistré Q Edmonton
Bonnyville. léngne SARÉRE Apres 1out De Le Festival du Canada — Subven- bien des cas, le coût de préparation, cing disques dont quatre en français IMMACULEE-CONCEPTION : 108A ave et 96e rue —
93—Le Conseil LaVérendrye des Îl Das. Male non Canadiens fran- veille à amener dans diverses locali- seront payés par le gouvernement fé- €tun en anglais. 9h.00 — 10h.30 — 12h.00 — 5h.00 p.m.
Chevaliers de Colomb, Re ne sommes qu’une bande d'abru- 44 Je chacune des provinces du Ca- déral aux compagnies qui participeront CSS EE SAINT-JOACHIM : 9e avenue et 110e rue —
Edmonton. üst nada et dans les Territoires du Nord- au Festival du Canada en Tournée. Le yoga | Gh.30 — 8h. — 9h.30 — 11h. — 12h. 30 — 5h.00 p.m.
25—La famille de M. et Mme E. Raymond LAFORCE Quest plusieurs . troupes profession- Voici quelques-uns de ces groupes. À la Fetes annuelle, le PEOBFSR" GAINT-THOMAS: 8520 - Ile rue —
J. Laperle de Winterburn. E— ——— i me de certaines écoles primaires bri- 8h.00 — 9h.30 — 11h. 00
26—La famille de Mme Alfred Pourquoi LES SPECTACLES POPULAIRES DU FESTIVAL DU CANADA tanniques comprendra des couws de SAINTE-ANNE: Ecole Notre-Dame de Lourdes —
Tougas d'Edmonton. “se faire tirer l'oreille?” yoga, pour développer les facultés de
27—La famille de M. et Mme
Joffre Gervais de Falher.
28—La famille Gérard Guindon et
Fils de Falher.
29—Les paroissiens, paroisse St-
Vital de Beaumont.
30—Les Vieillards du Foyer You-
ville de St-Albert.
Comité du Chapelet,
Poste CHFA,
10012 -109e rue,
Edmonton, Alberta,
Mon cher Monsieur,
Chez les anciens Romains, quand les
témoins cités par le plaignant ne ve-
‘ naient pas déposer, celui-ci était con-
traint de les amener devant le tribunal
en les tirant par l'oreille. De là l’expres-
sion proverbiale que tous connaissent,
Veuillez trouver ci-inclus mon offrande
de $..
quotidienne du Chapelet à
……...…..… Dour aider au maintien de la récitation
à la Radio.
.
Adresse ….
conso nr sensoseseneenneneses see pensn entente sn
EPP REE CET ET ENONCE EPECEECEEET CEE ECC CTT ENONCE POCCPOEESEEEPE EST PET ET C EEE PS
Préparés en vue de faire entendre
au plus grand nombre de Canadiens
possible les plus grandes vedettes de
Ja chanson au Canada, les Spectacles
Populaîires du Festival du Canada ont
été inaugurés le 8 mai à Wabush,
Terre-Neuve, avec les chanteurs folk-
loriques de réputation internationale,
Ian and Sylvia, Le même jour, les
ambassadeurs folkloriques du Canada,
“The ‘Travellers,’ commençaient leur
tournée à Geraldton, dans le nord de
l'Ontario.
Depuis cette date, des milliers de
spectateurs ont acclamé ces deux
troupes.
Les “Travellers” visitent également
vingt centres éloignés du Grand Nord.
C'est la tournée la plus complète ja-
mais entreprise par des artistes de la
scène dans le Territoires du Nord-
Ouest. Leur itinéraire comprend, en-
tre autres: Yuktoyaktuk, Inuvik, Fort
Résolution, Sachs Harbour, Hay River
et Fort Simpson.
Monique Leyrac, lune des plus
grandes artistes lyriques que le Ca-
La Survivance
nada ait d o nn é e au monde, a
commencé une tournée triomphale dans
tout le pays.
Alan Mills, le populaire troubadour,
se rendra jusqu'au Keewatin, dans les
Territoires du Nord-Ouest et à l’île de
Baffin pour régaler de ses, chansons
23 hameaux minuscules aux noms
étranges comme Igloolik, Chesterfield
Inlet, l'ile Padloping, Whale Cove,
Eskimo Point et G.Joa Haven.
“The Best of Barkerville”
ans de comédie musicale,” de com-
pagnies originales, parcourent tout le
pays de l'Atlantique au Pacifique.
“The Best of Barkerville” est une re-
vue qui nous rappelle les jours loin-
tains de la ruée vers l'or en Colombie-
Britannique. Elle évoque la vie rude
mais exaltante des pionniers d’il y a un
siècle. Les premières représentations
ont eu lieu au Festival d'été de Bar-
kerville et elles ont attiré des audi-
toires de 20,000 personnes dans cet
ancien royaume de lor situé au coeur
de la région de Cariboo.
af o%n v9n vf nf nf of ed nn nf ef en ed e%n e%n et of fn e%a e%n ed on ef ed e%n 2% vd r9n ef nn nn ed ef ef nd nn ef en ef ed r%n ed fn ed of fn nd ed af nd ed ea ne
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IIIe Grands 00—(len Je jou nique 1120 Au temps du 7 pop EU po Pme IMPRIMERIE LA SURVIVANCE
A À r
11.30--Selon le jour 10.00—Programme 8.30—_Disc.o-Pop Polonais . :
de en dinant e Ho ne : 10. Ne Lux chan- 200 OR 1 : ï |
: ouvelles selon le jour 10.30—Loge à TA NS , ;
‘ 12.25—Sports 11.00—(selon le jour) , 5 Il. 00— Tournée des 11.00—Festival m 1001 0-1 09ème rue Tél. 499-4709 E
” 12.20 Journal agricole 12.00--Nouvelles La Voix française de ‘Alberta ‘ Grands Ducs 12.00 Nouvelles j dmonton, Alberta
+sébetéebbbetheeebdeddd dde d dd
Mercredi le 13 septembre 1967
La Survivance
Page 7
me ee mes de à + de =
PAGE FE
Les légumes d’apparat
Le maïs aux épis dorés a déjà fait
son apparition sur les marchés locaux.
Sous son costume aux couleurs attra-
yantes, ce grand seigneur cache une
infinité de saveurs et de richesses. De
auoi vous mettre J'eau à la bouche!
1} n'existe qu'une catégorie de maïs:
Canada no. 1. Au moment de Fachat,
recherchez des épis à feuilles d’un vert
brillant dont les soies sont dorées et
humides. Regardez à Fintérieur; les
rangs uniformes doivent se composer
de grains ronds, laiteux et tendres. Dès
le retour à la maison, entreposez les
épis au réfrigérateur, dans un sac de
plastique.
Juste avant de faire cuire le maïs
dans l’eau bouillante, retirez les feuil-
les et Jes barbes, vous profiterez ainsi
d'une saveur et d’une tendreté incom-
parables. D’après des expériences ef-
Jectuées, il suffit de cuire le maïs jus-
te assez pour lattendrir et développer
son goût particulier (3 à 4 minutes,
pour les grains jeunes et laiteux; 7 à
8 minutes pour les grains plus mûrs).
Un peu de beurre . . . beaucoup pour
les gourmands . . . quelques grains de
sel et il fondra sous la dent.
Les économistes ménagères de Ja
Section des consommateurs du mi-
nistère de l'Agriculture du Canada vous
suggèrent de le servir en compagnie
d'un beurre aromatisé au fromage.
Pour préparer ce régal vous n'avez qu’à
battre jusqu’à consistance crémeuse 12
tasse de beurre et 1-2 tasse de fromage
cheddar râpé; incorporez % c. à thé
de sauce Worcestershire et servez sur
Je maïs chaud (quantité suffisante
pour 6 portions). Bon appétit!
Carottes et oignons
Vous aimez le coloris, la variété? Les
©.
membres de votre famille aussi? Of-
frez-leur un bifteck où un poulet cuits
sur le gril, rehaussés de carottes en
bâtonnets ou de rondelles d'oignons.
Voici 2 recettes adaptées à la cui-
sine barbecue. Faites-en la surprise à
votre famille au plus tôt! ...
CAROTTES EN JULIENNE
112 livre de carottes nouvelles
à table de cassonade
. à table de jus de citron
ce. à thé de sel
2 ec. à thé de muscade ou de
gingembre moulu
2 à 3 c. à table de beurre
Couper les carottes pelées en bâton-
nets de % de pouce. Diviser en 6
portions ct placer au centre de feuilles
d'aluminium épais. Saupoudrer de su-
cre, sel et muscade, arroser de jus de
citron et parsemer de beurre. Fermer
hermétiquement et placer sur le gril
à 4 ou 5 pouces du feu. Cuire jusqu’à
ce que tendres, environ 1 heure, en re-
tournant 3 ou 4 fois. G portions.
OIGNONS A LA SARRIETTE
6 oignons moyens (1 livre)
Va tasse d'huile à salade
4 tasse de vinaigre
2 «. à thé de cassonade
12 ç. à thé de sel
Ye. à thé de sarriette
pincée de poivre
Couper les oignons pelés en tranches
de %4 de pouce. Diviser en 6 portions
et placer au centre de feuilles doubles
d'aluminium épais. Mèler les autres in-
grédients et verser sur les oignons.
Fermer hermétiquement et placer sur le
gril à 4 ou 5 pouces du feu. Cuire jus-
qu'à ce que tendres, environ 1 heure,
en retournant 3 ou 4 fois. G portions.
©
le)
Qels sont les plus anciens légumes
historiquement connus
Parmi eux, la lentille, bien sur,
puisque pour un plat de ce légume,
Esaü (raconte la Bible) vendit son
&roit d’aînesse. Pour avoir servi à ce
‘roc, et surtout pour avoir figuré a-
busivement sur la table des collègues,
ja lentille n’a pas beaucoup de pres-
tige.
Le pois aussi remonte à la plus hau-
te antiquité. On le trouve chez Pline.
Mais que représente exactement ce
pisum? Ne se confond-il pas avec le
cicer, le vulgaire pois chiche, auquel
Cicéron devait son surnom, à cause,
disait les uns, d’une excroissance sur
je nez, ou bien parce que, disent Îles
autres, sa famille s'était spécialisée
dans la culture de ce légume?
Le petit pois, lui, est un des légumes
es plus distingués qui soient. Il n’ap-
parut à la table du roi, à Marly, que
vers Ja fin du XVIIe siècle et ce fut
sout de suite l'enthousiasme, qui se
mua en “fureur”, pour employer ‘le
terme même de Mme de Maintenon.
Peut-être est-ce de cette glorieuse é-
poque que date l'expression “C’est la
fleur des pois”, c’est-à-dire ce qu’il y a
de plus fin, le pois étant d'autant meil-
eur qu’il est encore tout proche de sa
Fleur.
A côté des pois, le haricot, introduit
en France au début du XVIe siècle, fait
iigure de roturier. Il n’a guère de
prestige qu'à condition d'accompagner
un gigot de pré-salé. En dehors de ce
plat, on le traite vulgairement de
fayot. À la caserne on ne le connait
guère que sous ce nom. “Faire fayot”,
c’est rengager pour être nourri de
haricots.
Mais laissons là les légumes propre-
rnent dits pour cueillir quelques her-
bes potagères dont on consomme non
En fait de sculpture, les plus avant-gardistes ne font
que Dame Nature, quand vient le moment de créer, demeure
leurs. Regardez-y de plus près:
d’une chevelure en broussailles. -. ou _.
cer le disque. . . ou peut-être aurez-vous une autre
?
les graines. mais les feuilles ou les
fleurs. Ce sera le sujet d'un prochain
article tiré, comme celui-ci, de la revue
mensuelle éditée pur Larousse “VIE
ET LANGAGE”.
©:
L'ennemi publie numéro un au Canada est sans doute le
feu! surtont quand il
diennes.
Le]
“avage nos belles forêts cana-
Suite à la négligence où au manque de eivisme
de certains ainsi qu'à la sécheresse, des millions d'acres
de forêts ont encore été anéantis cette année, partieu-
lièrement en Colombie-Britannique où cette photo fut
prise.
La mode européenne
insiste sur l’individualisme
Le tour d'Europe de Lissa Taylor
Que l'on suit à Londres, à Paris ou
à Rome, la longueur de l'ounrlet, Îles
tissus, les couleurs répondront cet au-
tomne à tous les goûts, nous rapporte
Mme Lissa Taylor. directrice de mode
du service des fibres textiles de Du
Pont du Canada.
“La mode n'est plus stricte comme
elle l'était autrefois: voilà pourquoi on
tend à un individualisme plus poussé.
Bref, la femme sera libre de porter
cet automne la longueur d’ourlet, Îles
accessoires qu'elle désire. Car les ju-
pes sont soit longues, comme le veut
la mode italienne. :
pour obéir à la mode anglaise.
soit très courtes,
La longueur de l'ourlet n’a d’ailleurs
aucun rapport avec le lieu géographi-
©
Les manufacturiers devraient
consulter les femmes
NEW YORK — Quel que soit le
produit, une ménagère saura toujours
l'améliorer.
Ainsi les manufacturiers, les embal-
leurs et vendeurs s'intéressent beau-
coup à toutes les idées de ces da-
mes. Plusieurs sont des amies, d’autres
des auditrices des programmes sur
l'opinion publique et une entreprise
qui effectue des recherches sur le mar-
ché, demande à plus de 90,000 femmes
leur opinion sur les problèmes des
consommateurs.
Pourquoi n'arrètent-ils pas d'ajouter
du sel aux aliments, spécialement aux
légumes en boîtes et congelés? Il y à
plusieurs personnes dont le régime exi-
ue une nourriture son salée et il est
presque impossible de trouver des ali-
ments non salés dans les supermarchés.
Pourquoi ne pas?
—instrer des fermetures éclair ré-
sistantes à la chaleur dans les vêtements
qui sont souvent lavés et repassé.
—emballer la farine de la même
manière que le sucre pour éviter le
gaspillage.
—écrire un verset de la bible des
enfants ou une courte prière sur les
boîtes de céréales.
utiliser un compte-gouttes pour
les flacons de colorants et essences des
aliments.
—attacher un gallon à mesurer sur
vous apercevrez peut-ê
les machines à coudre.
—faire les biscuits d'enfants de Ja
même forme que les bâtonets de pain
plus faciles à tenir.
—ourler les draps de lit de la même
manière aux deux extrémités pour qu'on
puisse les changer de sens et les utili-
ser plus longtemps.
——aire les contenants de lotions ou
de crèmes à barbe anti-rouille pour &-
viter les marques qui en résultent sur
l'étagère de Ja salle de bain.
—manufacturer une teinture applica-
ble sur les taches faites par l'eau blan-
chissante, dans une bouteille au bou-
chon éponge.
E—————
Le téléphone
progresse
Le premier téléphone entièrement
portatif va entrer en service aux Etats-
Unis.
L'appareil, pesant 10 Ïb, pourra è-
tre utilisé en voiture ou porté à la main
pour relaver les conversation avec les
abonnés du monde entier.
Il fonctionne selon le mème principe
que les téléphones actuellement en ser.
vice à bord des automobiles, à savoir
qu'il consite en un relais radio en liaison
avec les centraux locaux, mais son poids
est quatre fois moins élevé,
©
font pas mieux ... ce qui confirmerait
la meilleuré parmi les meil-
tre un visage humain surmonté
ou peut-être le profil d'un athlète qui s’apprête à lan-
dée personnelle.
que ou Je climat. Dans le sud de l'Ita-
lie, on en est aux jupes longues, tandis
qu'à Londres, sensiblement plus au
nord, les mannequins nous ont présen-
té, tout en grelottant, des jupes des
plus mini.
Les couturiers parisiens, eux, ont
passé du Dior des années trente, avec
ses visages très maquillés. ses cheveux
friottés et ses robes de satin moulantes
à l'élégance de Ricci, ses Jongues ca-
pes, ses chapeaux romantiques.”
Selon Mme ‘Taylor, c’est la collec-
tion de Nina Ricci qui influera le plus
sur la mode canadienne car “elle s'a-
dapte bien à notre climat. à notre mo-
de de vie.”
“Courrèges joue encore un rôle im-
portant sur la scène parisienne. Ses vé-
tements ont quelque chose de très
nouveau, de très “spatial”. et en mème
temps de très frais, de très petite fille
avec des gants très courts, des chans-
settes et des souliers blancs.
Valentino et d'autres couturicrs ita-
liens exécutent des vêtements dont Ja
coupe sobre sera reprise à des millions
d'exemplaires en Amérique.”
\fme Taylor est persuadée que cette
grande diversité dans la mode permet-
tra d’abord à chaque femme de porter
ce qui Jui convient le micux.
“La femme adopter: “son” genre,
selon sa taille, son tempérament . . .
et non plus un genre stéréotypé” ajoute
Mme Taylor.
Cette diversité devrait aussi encou-
rager les femmes qui font la mode à
s'habiller selon leur âge. Les jupes
courtes siéent bien aux jeunes (et mè-
me aux moins jeunes . . . à la campa-
gme) à condition que les jambes soient
recouvertes.
Mais, je l'ai dit souvent, et je le ré-
pète, les jupes courtes, qui découvrent
le genou, ne sont pas faites pour tre
portées de jour par une adulte,
La querelle des jupes continue de
battre son plein. Elle ne pose aucun
problème à Paris ou à Rome. En Ita-
lie, les femmes ne portent pas la jupe
courte car ni les hommes ni elles-mé-
mes ne l’aiment. En France, on la por-
te courte . . . mais avec une bravade,
un chic qu’on ne voit pas ailleurs.
En Angleterre, les jupes vont de la
rotule à . .. rien du tout; ces dernières
ont plus souvent l’air de cols que de
jupes et ne font que couvrir l’os de la
hanche.
La plupart des jeunes Anglaises
portent leurs jupes à mi-cuisse avec
des collants. Mais celles qui n’ont pas
de jolies jambes le savent et le mon-
trent dans leur attitude embarrassée.”
C’est donc, selon Mme Taylor, le
choix de vêtements que fera la femme
canadienne à l'automne qui fera d’elle
une femme élégante et bien mise ou
une femme gênée, mal à l'aise.
Quelques
consells
NENW YORK — Un homme qui voit
à Fl'entretien de 100 millions de pieds
carrés d'espace tous les jours donne
quelques conseils à Ja ménagère pour
sa lutte contre la inalpropreté.
Chassez-la tous les jours. Ne a lais-
sez pas s'amasser. Répuartissez à l'a-
vance votre travail et faites-le sans in-
terruption si possible.
“Embauchez votre mari” dit M.
Frank Rochrig. “Faites-en une affaire
de famille, Donnez à chacun un travail
à faire.”
“Ce travail devient ennuyant parce
que la femme n'est pas dans le monde
des affaires, dans la compétition. Si
son époux la louangeait la tâche serait
de beaucoup facilitée.”
M. Roehrig, ancien ingénieur et
père de cinq enfants, est maintenant à
la tête du personnel de la compagnie
“Nationak Cleaning Contractors”. Il
surveille le travail de 9,000 femmes et
de 2,500 hommes qui nettoyent tous
les jours des bureaux et des hôtels dans
14 villes de New York à Los Angeles.
“Il faut arrêter de penser en termes
de ménage du printemps ou de l'autom-
ne, poursuit-il. I] faut plutôt y penser
en termes d’un ménage léger tous les
jours et plus complet en fin de semai-
ne.”
“Une fois le ménage commencé,
toute interruption est mauvaise parce
qu'on oublie ensuite le travail qui a
été fait et on risque de le répêter. Une
conversation au téléphone, une tasse
de café prise en compagnie de la
voisine, tous ces arrêts font dire à la
maîtresse de maison qu'elle à passé
toute Ja journée à faire le ménage.”
“La plus grande malpropreté est
causée quand les gens rentrent dans la
maison. Que dire de la fumée des ci-
garettes: sur les murs, au plafond, sur
le téléphone, sans compter les cendriers
à nettoyer!”
®————
Les parfums sont
plus odorants
TORONTO — On demande main-
tenant du parfum de plus en plus o-
dorant dit le vice-président d'une vieille
parfumerie française,
Alvin Welzel, des Parfums Houbi-
gant. firme fondée en 1775, dit que
les parfums contenaient auparavant de
Il à 15 pour 109 de substance odoran-
te, mais que ce pourcentage à mainte-
nant atteint 50 pour 100 et qu'il aug-
mentera encore.
“L'eau de cologne n'en contenait
jadis qu’un pour cent et en porte main-
tenant de trois à quatre pour 100.”
Rencontré lors d'une visite à Toron-
to, M. Welzel dit qu'il est plus fa-
cile, de nos jours, de changer conti-
nucllement Ja mode des parfums. Il y
a un siècle, les parfumeurs ne dispo-
saient que de quelques centaines d'in-
grédients: aujourd'hui, Les chimistes
créent environ 38,000 nouvelles sub-
stances chaque année, bien que “nous
n’en utilisions que quelques-unes.”
Sagesse féminine
Ce qui affecte le plus M. Welzel,
c'est de voir que les femmes savent
généralement comment porter un par-
fum et le rafraichir durant la jouée,
cependant que les hommes refusent
de porter un petit flacon de cologne
avec eux pour revivifier la bonne o-
deur.
1] en résulte que, malgré l'emploi
matinal de produits comme les lotions
pour après le rasage, désodorisants et
colognes pour le corps, les hommes ar-
rivent au soir avec rien d’autre que l’o-
deur plus ou moins agréable dégagée
par le corps humain.
Fiancé indien
Il paraît que dans la langue des In-
diens, le verbe aimer se traduit par:
chemlen amoughkunagogager. Imagi-
nez-vous un jeune Indien disant à sa
fiancée:
Mademoiselle, je vous chemmlenda-
moughkunagogage!
financer?
simple:
.N'oublieg pas:
votre agent.
Vous voulez aider !'A.C.F.A. à se
Voici un moyen excessivement facile et
1e Vous êtes un simple
particulier ...
Exigez que votre agent d'assurances
local confie toutes vos assurances (sauf
la vie et la grêle) à la Sécurité, Compa-
gnie d’Assurances Générales du Cana-
da, (en anglais: General Security In-
sarance Company of Canada).
® Vous êtes un agent
d'Assurances ... ,
Confiez le plus grand nombre possible
des contrats d'assurance de vos clients
à la Sécurité,
Smeltzer-Insurance Limited, 10026-102
rue, Edmonton, Téléphone: 422-5166.
même protection, même prix, même coramission pour
par l'entremise de
Votre caméra mérite de
participer aux réjouissances
Un soleil éelataut dans le ciel, du
sable chaud sous les pieds, de lean
fraiche clapotant sur le rivage et. par-
tout. des gens qui s'amusent, tout cela
constitue un extraordinaire ‘terrain de
chasse” pour le photographe amateur.
Où que vous alliez cet été, vous se-
rez heureux d'avoir votre caméra pour
capter €es moments particuliers sur
film en couleurs.
Supposez que votre famille et vous
décidiez de
plage où d'organiser un pique-nique
dans Îles
d'hui à chargement automatique sont
si-peu encombrantes qu'on peut les em-
porter partout. Et elles sont d'un em-
ploi si simple que m'importe qui peut
les utiliser. Les excursions à la plage
passer une journée à la
bois. les caméras d’aujour-
sont synonymes de joie, de soleil et de
rires, et vos enfants vètus de leur cos-
tume de bain sont des sujets de photos
vraiment extraordinaires quand ils bar-
botent au bord de Feau. Pour pren-
dre
sants
intéres-
famille,
prenez-les quand ils sy attendent Je
moins. Vos photos paraitront bien plus
intéressantes si
des instantanés vraiment
des membres de votre
vos sujets sont pris
pendant çes moments d'insouciance, où
ils ne se savent pas observés.
Sile chien de la famille vous accom-
pagne à la plage où en pique-nique,
vous devrez être rapide à la détente
pour saisir ses cabrioles quand il joue
avec bles enfants. Vous n'avez pas be-
soin d'aller à la recherche de photos
dans de tels eus — il en à tout ie
tour de vous, prètes à être prises.
©.
La fatigue oculaire
Ilest important de ne pus négliger
les paysages cet été. Vous pouvez les
utiliser comme fonds pour des gros
plans évocateurs, en faisant la mise au
point sur une personne placée au pre-
mier plan, mais sur le côté Pour vos
gros plans, vous pouvez vous rapprocher
du sujet jusqu'à une distance de cinq
pieds avec la plupart des caméras à
fover fise, et obtenir quand même des
photos nettes et aux détails précis. Et
ne craignez surtout pas de passer de
l'autre côté de Ja caméra, Les camé-
ras actuelles. ciné-caméras et appareils
ordinaires. sont d'un emploi suffisam-
ment simple pour que n'importe quel
membre de lt famille puisse les utiliser,
vous laissant ainsi là possibilté de fai-
re Je pitre pour vos photographes en
herbe.
Après le coucher du soleil, quand le
calme commence à régner autour du
feu de camp. il n'y à aucune raison
pour que vous rangiez votre caméra.
Si vous avez des lampes-éclair, vous
pouvez capter l'atmosphère sereine du
moment, et x chaude lueur du feu
donnera à photos une
nouvelle.
Donc. ect été, quand vous envisage-
rez ces activités spéciales auxquelles
vous ne pouvez vous livrer qu'au mo-
meut des vacances, m'excluez pas votre
vos intensité
caméra de vos réjouissances, Les pho-
tos prises pendant les mois d'été ont
un attrait tout particulier qui, avec
Vos souvenirs, Vous aidera à revivre
ces moments d'une maniere tout à
fait spéciale.
@
cause de nombreuses plaintes
Les veux nous ont d'abord été don-
nés pour trouver de a nourriture ct
dépister les ennemis. La nature n'avait
sans doute pas prévu les séunces d'étu-
des qui durent des nuits entières où
les travaux de précision exécutés sous
un éclairage médiocre.
C'est ce qui explique que qantité de
gens, particulièrement des étudiants, ont
Ja vue fatiguée, Ils ne semblent pas
réaliser qu'il y a certaines HFimites aux
sapacités de Focil, déclare un article
publié par le ministère 1ittional de la
Santé.
La fatigue oculaire est le sujet de
plainte rencontré le plus fréquemment.
Cette fatigue est causée par des lectu-
res prolongées où par des travaux de
précision exécutés sous un
inadéquat.
cchairage
Les symptômes de la fatigue oculai-
re sont les maux de tête, l'irritation des
veux où une diminution temporaire de
Facuité visuelle,
Ces symptômes indiquent que les
muscles de l'oeil, et non les nerfs op-
tiques, sont fatigucs.
Mauvaises habitudes
L'article précise qu'il est mauvais de
lire au lit et surtout dans la position
couchée,
L'éclairage, au cours de la journée.
ne pose habituellement pas de problè-
me. Mème par une journée sans soleil,
la lumière venant d'une fenêtre de
grandeur normale est suffisante.
Le soir, cependant. il ne faut pas
travailler ou lire avec un éclairage
tombant uniquement du plafond. Une
lampe de table, munie d'une ampoule
de 100 watts'ou de deux ampoules de
É—————— ?
Contre la littérature
américaine
LISBONNE — “La littérature amé-
ricaine est si mauvaise que moi-même
je ne la lis plus.”
Sur cette déclaration fracassante aux
journalistes portugais qui l’attendaient
à l'aérodrome de Lisbonne, le drama-
turge américain Tennessee Williams,
venant de New York, a repris son avion
pour Rome après une escale de 20 mi-
nutes.
Tennesse Williams se rend à Rome
pour assister au tournage de son film
“The Milk Train Does Not Stop Here”
Il a d'autre part déclaré qu’il préfé-
rait le “langage cinématographique” au
langage littéraire.
60 watts, suffit à remplacer Ha lu-
micre naturelle.
On doit tenir le livre ou le
à 15 où 20 pouces des veux.
RE
Pour les
collations
Voici à nouveau le temps où vous
devez affronter vos petits ogres sor-
tant de l'école et, pour satisfaire leur
appétit exigeant, trouver de nouvelles
préparations. Voici deux recettes que
vous propose F'Institut canadien du
sucre et qui devraient plaire à tous:
ROTIE AU CARAMEL
A LA CANNELLE ..,
.. pour le déjeuner ou le goûter.
Mélangez uue demi-tasse de beurre
ramolli ct une demi-tasse de sucre en
pondre avec une cuillerée à soupe de
cannelle. Etendez ce mélange sur de
minces tranches de pain blanc. Faites
wriller 5 minutes ou jusqu'à ce que le
sucre ait pris une teinte dorée, Vous
pouvez enduire les deux faces de la
tranche de pain en prenant soin de
faire griller une face avant d'étendre le
mélange sur lPautre face.
PAINS DE VIANDE
AUX POMMES ...
.. pour un succulent diner d’au-
tonne en utilisant les pommes de la
récolte 1967!
lie livre de boeuf hache
1 tasse de chapelure
14 de tasse d'oignon finement
haché
E oeuf légèrement battu
12 tasse de pommes en petits dés
PJ cuillerée à thé de sel
13 de cuillerée à thé de
Worcestershire sauce
1 tasse de cassonade, bien tassée
1 cuillerée à thé de farine de
moutarde
1. Mélangez le boeuf haché, la cha-
pelure, l'oignon, l'oeuf, les pommes,
le sel. le poivre et la Worcestershire
sauce.
2, Faites 4 pains ovales et glissez sur
le dessus de chacun une tranche de
pomme rouge. Placez dans un moule
peu profond. .
3. Mélangez la cassonnade et la fa-
rine de moutarde et étendez ce mé-
lange sur les pains. ;
4. Mettez au four à 375°F peudant
45 minutes en arrosant de temps à au-
tre.
Quantité pour 4 personnes.
“ahier
RE ee
See de
Page 8 ne. | _—— La Survivance | | No 42
Rd bee K or ECHO DES REVUES Croissance de la fonction publique
Br FRE SA
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LA 2e £ L Le
IT suffit d'un peu d'imagination pour obtenir de merveilleuses
À preuve, cette silhouette d’un promeneur qui s’est arrêté
photos.
quelques instants pour jeter un dernier coup d'oeil vers les beautés
de la nature avant de reprendre son chemim.
L'église moderne, ‘’’un
lieu
d'assemblée pour les chrétiens” :
NEW YORK — Finies les cathédra-
les majestucuses. Finies les églises é-
légantes cachées au fond de jardins
coquets, Alors, que sera l'église mo-
derne de demain?
Ce sont ces idées et ces questions
qui ont été déhaltues au premier con-
grès international sur la religion, d'ar-
chitecture et les arts visuels.
Le thème dominant était que les
églises typiques du passé, avec leurs
clochers altiers, leurs ogives imposan-
tes et leur atmosphère, secrète, ne con-
viennent plus à lt vie moderne, et que
l'on doit créer de nouvelles architec-
tures.
L'église a toujours été considérée
comme “la maison de Dieu”, a décla-
ré un savant catholique françuis, un
lieu saint Join du monde des humains,
mais il semble y avoir maintenant une
réaction contre cet état de choses. Le.
Révérend Père Jean Capelludes, de Pa-
Re
À 103 ans
ris, rédacteur en chef de l'Art sacré,
ajoute que l’église actuelle tend à ê-
tre considérée plus simplement com-
me étant “le lieu d’assemblée des
chrétiens.”
“On doit tendre à un style plus ordi-
aire, ct à plus de simplicité évangé-
lique” a-t-il déclaré.
Un rabbin américain, M. Balfour
Brickner de New York, a déclaré que
les institutions religieuses modernes de-
vraient être construites plutôt comme
des théâtres et fes offices religieux et
la liturgie devraient tendre à se rap-
procher des pièces de théâtre.
Environ 1,200 spécialistes en religion,
en architecture et en arts, apparte-
nant à une trentaine de pays, y com-
pris le Canada, participaient à ce con-
grès oecuménique qui aura duré une
semaine. Cette manifestation était com-
manditée par les corps protestants, ca-
tholiques et juifs.
©
M. Caesor Paul s'amuse beaucoup
en celte année du Centenaire
FORT COULONGE, Qué — Pour
atteindre cent ans d’âge, il n’y a rien
comme Ja ‘“bélangique”, dit Ceasor
Paul, Indien algonquin qui ne jure que
par les herbes qu’il n’a cessé de ramas-
ser au cours des 103 années de son
existence.
Tirant de sa poche une poignée
d'herbes brunies, Paul dit: “Voici de la
bélangique. C’est bon pour les rhu-
mes, les crampes, les vers et bien d’au-
tres maladies.”
Jusqu'à il y a deux ans, il trappait
depuis une cabane bâtie sur le lac Jim,
dans la forêt à 35 milles au nord de
Fort Coulonge.
I n'a pas revu sa cabane depuis
qu'il l’a laissée, pleine des raquettes,
des canots d’écorce, des pièges et des
fusils dont il se servait pour trapper,
chasser, bûcher et combattre les feux de
forêt. 11 a élevé huit enfants dans cette
cabane.
Il prend la vie plus facilement main-
tenant. Quand il n’est pas invité à
quelque fête du Centenaire. Ceasor
Paul s’assied devant une fenêtre du
deuxième étage de la maison de son
fils, à Fort Coulonge, municipalité. sise
à 60 milles au nord-ouest d'Ottawa:
il fume sa pipe et raconte Jes bienfaits
des herbes qui l’on gardé en santé de-
puis avant la Confédération.
FERD NADON
BIJOUTIER
REPARATION DE MONTRES
ET BIJOUX
en face de la “Bay”
10115 - 102ème rue. Edmonton
M. Pau] ramasse ses herbes dans les
marais et sur les rives des lacs. Quand
il ne se sent pas bien, sa bru, Mme
Loyola Graveline fait bouillir un peu
de bélangique ou écorce de peuplier
et lui donne la tisane à boire.
Pas de médecin
Il y a deux ans, alors qu'il souffrait
d'une fièvre, un médecin voulut lui
donner une piqûre, mais M. Paul ne
voulut rien entendre. 1] prit un peu de
thé d'herbes de Mme Graveline et
il se sentit mieux.
Il encourage sa bru à donner ces
potions naturelles à ses petits-enfants.
Les jeunes d'aujourd'hui devraient en
prendre: ils ont l’air vieux, dit-il.
“Ts marchent clopin-clopant près
de la maison et la plupart se plaignent
d'un malaise ou d'un autre.”
M. Paul s'amuse bien durant cette
année du Centenaire: “Je n'ai pas eu
autant de plaisir depuis que nous avions
coutume d'aller du lac Jim à Pembro-
ke.”
Mme Graveline dit que le projet du
Centenaire de son beau-père semble
ètre de parler aux journalistes.
Ainsi, Ceasor Paul, assis confortable.
ment, fume, parle et regarde son deu-
xième centenaire du Canada remonter
la vallée de l'Outaouais.
Go ————+
Algues |
Les provinces de lAtlimtique ven-
dent annuellement des algues marines
pour une valeur de $1 million.
FORMULE D’ABONNEMENT
© COMMODE
© FACILE
@ RAPIDE
EVITEZ LES ENVOIS
D'ARGENT COMPTANT.
SERVEZ-VOUS DE CHEQUE
OU MANDAT POSTAL.
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faites-nous parvenir Le prix de votre alonnement
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Au Canada: 1 an - $3.50 — 2 ans - $6.00
A l'étranger: $4.50 par année
D nn = à
HNÉSIRE
A.C.F.A.-
Périodiques
vous offre...
Sous ‘ce titre, nous vous offrons un
bref résumé de quelques revues ou
autres périodiques de Jangue française
qu’il vous est possible de vous procurer
ou d'offrir en cadeau à vos amis en
prenant contact. avec Je bureau
d'A.C.F.A.-Périodiques, 10008 - 109e
rue à Edmonton, au tél: 422-2736.
Littérature de jeunesse
La revue “Littérature de Jeunesse”
est une revue documentaire internatio-
nale, diffusée dans tous les pays de
langue française et dans les centres
culturels de nombreux autres pays.
Elle s'adresse aux parents, aux bi-
blinthécaires, aux professeurs, ct à tous
Jes responsables du choix des lectures
des jeunes. È
“Littérature de Jeunesse” analyse
sous différents aspects les ouvrages
destinés aux enfants, aux adolescents et
aux jeunes gens. Elle les analyse de
- manière à permettre une réelle adapta-
tion du livre au lecteur et de contri-
buer à Ja formation de sa personnalité,
en même temps qu'à son délassement.
Simple comme Boujour pour s'abonner
à “Littérautre de Jeunesse’ en s’adres-
sant à A.C.F.A.-Périodiques. Six dollars
pour douze numéros.
#+ + L 2
“Sport cérébral’
Vous l'aurez deviné, il s’agit de mots
croisés.
“SPORT CEREBRAL” présente cinq
revues différentes de mots croisés.
“SPORT CEREBRAL HEBDO”
pour Jes amateurs, avec chaque se-
maine un grand concours permanent.
“SPORT CEREBRAL PARADE” si
vous préférez des mots croisés faciles,
paraît une fois par mois.
Les “CAHIERS BIMESTRIELS”
de “SPORT CEREBRAL” sont pour
vous si vous êtes un “mordu” des mots
croisés. Cinquante - deux pages de
problèmes inédits de tous formats, pe-
tits et grands, des grilles muettes et les
listes de mots classés par catégories
pour faciliter vos recherches.
“SPORT CÉREBRAL REVUE” pa-
raît aussi à tous les deux mois, elle
est spécialement destinée à lamateur
de mots croisés de classe.
Enfin, pour meubler des moments
perdus, les mots croisés “SANS SOU-
CT” sont à la portée de tous. Simple
comme bonjour à l’A.C.F.A.-Périodi-
ques pour vous abonner à l’une ou l’au-
tre de ces revues de sport cérébral.
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“Veillées 67”
La revue “Veillées 67” réunit plu-
sieurs des points d'intérêt de la fem-
me: chronique du coeur, carrières fé-
minines, note de savoir-vivre, agenda
médical, sans oublier la pointe d’hu-
mour.
Les actualités ont aussi leur place.
Le dernier numéro paru présente “O-
thello” de Shakespeare, joué à l'écran
par Laurence Olivier; un article sur
Enrico Macias, et surtout de nombreux
romans.
Seulement douze dollars cinquante
pour cinquante deux “Veillées” de lec-
ture passionnante.
# LH LA #
“La vie catholique illustrée”
Un hebdomadaire français familial,
moderne, populaire et chrétien: “LA
VIE catholique illustrée”.
Son équipe de journalistes et de pho-
tographes parcourt le monde pour voir,
interroger, comprendre et livrer aux
lecteurs des reportages “comme s'ils y
étaient.”
Dans chaque numéro, on trouve Île
récit d’une vie, un document sur un
événement important, un article sur
la nature en rapport avec l’homme, un
roman, une section magazine qui con-
tient l'éditorial, les échos et l'actualité
de la semaine, Ja vie religieuse, les
sports, ete. et enfin une chronique
‘Vie de Famille.”
Depuis plus de vingt ans, “La VIE
catholique illustrée” apporte les nou-
velles d’un monde en mouvement, et
son souci permanent de la fraternité,
à plus de 600,000 familles.
&——————
Acclamé par ses partisans comme
un héros au début de la saison,
le quart-arrière Wally Gabler
des Argonauts de Toronto doit
maintenant essuyer leurs ceri-
tiques à la suite de deux défaites
subies aux mains des Eskimos
d’Edmonton et des Alouettes de
Montréal.
Un Canadien sur 40 à l'emploi de l'Etat
Un’ Canadien sur 40 travaille au-
jourd’hui pour’ le gouvernement fé-
déral en comparaison d’un rapport d’un
à 350 au début du siècle.
Compte tenu des données du Bu-
reau fédéral de la statistique, l’on
peut retracer la lente mais constante
augmentation des effectifs de la fonc-
tion publique par rapport à dla popula-
tion du pays. .
11 est dommage toutefois que l'on ne
dispose de statistiques exactes portant
sur Pembauche dans la fonction publi-
que et les forces armées que pour ces
dernières années. |
La Commission royale d'enquête sur
l'organisation du gouvernement éprou-
va de sérieuses difficultés imputables à
ces lacunes,
Elle exposait le problème de Ja façon
suivante: “Le manque de renseigne-
ments historiques colligés en fonction
de normes statistiques uniformes et
constantes rend impossible de mesurer
avec précision l'expansion de la fonc-
tion publique.”
Il est cependant, possible d'établir
une progression approximative à partir
des données disponibles. Les plus ré-
centes statistiques, établies en dé-
cembre de 1966, indiquent que 363,-
700 fonctionnaires
dans les divers ministères et compagnies
de la Couronne, ce nombre incluant
les employés d'occasion.
Les effectifs militaires
Ces tables statistiques ne tiennent
cependant pas compte des effectifs de
l'appareil militaire, environ 105,000
personnes, qui absorbent une large
pit des contributions. L'on peut donc
dire que le gouvernmeent fédéral em-
ploie de fait près d’un demi-million de
Canadiens.
La population canadienne s’établis-
sait en 1966 à 20,014,880 personnes; le
rapport du nombre d'employés du gou-
vernement fédéral à celui de la popu-
lation indique done qu'environ une per-
sonne sur 40 travaille pour l'Etat.
En 1912, Fon comptait environ
20,000 fonctionnaires fédéraux parmi
une population de 7,000,000 soit un rap-
port d'un à 350. I n’en fut pas ainsi
très longtemps. Dès 1920, l'Etat fédéral
comptait 50,000 fonctionnaires, la Pre-
mière Guerre mondiale ayant donné
un formidable essor à la fonction publi-
que, sur une population de 8,500,000.
Les statistiques pour la période com-
prise entre 1912 et 1966 ne tiennent
cependant compte que des fonction-
naires rénumérés employés dans les mi-
nistères. Les chiffres sont donc moin-
dres. Celles que nous mentionnons
dans cet article n'incluent pas le per-
sonnel militaire non plus que les em-
ployés des compagnies de la Couron-
ne, des employés à taux horaire fixe
ou d'occasion.
A l'exception des militaires, toute-
&
étaient emplovés :
fois, la majeure partie des fonctionnai-
res fédéraux consiste en employés ré-
numérés affectés aux divers ministè-
res, le système des compagnies de Ja
Couronne étant une entreprise relative-
ment récente.
Déclin d’après-guerre
Les statistiques démontrent une
croissance de l'embauche dans la fonc-
tion publique fédérale alors que le nom-
bre d'employés fédéraux est passé de.
25,100 qu'il était en 1914, au début
de la Première Cuerre mondiale, à
41,800 en 1919. Les effectifs étaient
réduits à 38,100 en 1924, une fois é-
puisé Peffort de guerre. La popula-
tion du Canada s'établissait à cette da-
te à 9,000,000. C’est donc dire que le
rapport indiquait à cette date qu'il y
avait un fonctionnaire par 225 cito-
vens. Les effectifs ouvriers canadiens
s'établissaient alors à 3,200,000.
Le nombre des employés de Ja fonc-
tion publique a commencé d’augmen-
ter dès le début de la période de dé-
pression: de 42,800 qu’il était en 1929,
il est passé à 45,600 en 1931 pour ce-
pendant tomber à 40,800 en 1935. Puis
vint Ja guerre.
En 1939, le gouvernement fédéral :
employait environ 46,000 employés. En
1945, ce chiffre était passé à 116,000
— sans compter les Forces armées.
La population du Canada était pas-
sée de 11,267,000 à 12,072,000 tandis
que le rapport-fonctionnaire fédéraux-
population de un pour 225 qu’il était
en 1939 devenait en 1945, un pour
100.
Essor
Après la guerre, les chiffres oscil-
lèrent. On comptait 125,300 employés
fédéraux en 1947: ce chiffre tomba à
118,400 en 1948 — on croit que cette
chute est due au fait qu’on avait alors
créé des emplois pour les vétérans qui,
peu à peu, réintégraient le secteur pri-
vé.
En 1953, 131,000 des 14,000,000 de
Canadiens d’alors travaillent pour le
gouvernement fédéral — un rapport
de un à 107.
Puis une série de projets neufs atti-
rent de nouveaux employés à la fonc-
tion publique, de telle sorte qu’en 1961
on en compte 160,300. La population
est de 18,000,000.
Le gouvernement conservateur d’a-
lors par mesure d'économie, congédie
10,000 employés; mais le gouvernement
libéral de 1963 ouvrira les portes de
la fonction publique à un nombre, de-
-puis toujours croissant, d'employés.
p
La grande machine que la fonction
publique fédérale est maintenant de-
venue possède un budget annel de
$10 milliards — comparé au budget
de $500,000,000 de 1921, dont pou-
vaient s'occuper 40,000 fonctionnaires
(il y en a 9 fois plus aujourd’hui!)
©
Le monde électronique de demain
entrevu par M. J.-Alphonse Ouimet
OTTAWA — Le président de Radio-
Canada, M. J.-Alphonse Ouimet, pen-
dant un discours donné à l’Institut des
chefs d'entreprises, a prédit que, d'ici
100 ans, la population, raffinée, avertie
et riche, choisirait ses programmes de
télévision, sans s’encombrer des com-
merciaux.
Selon M. Ouimet, après un deuxième
siècle de confédération, les Canadiens
vivront dans un monde électronique
complexe, Il a teuché quelques aspects
de cette vie future:
—Les télévisions de poche et les
ordinateurs personnels seront choses
courantes;
—Les ordinateurs auront remplacé
complètement les commis, sténogra-
phes, teneurs de livres, sous-chefs et :
j
unc bonne partie de la direction inter-
médiaire et des travailleurs spécialisés.
—Des groupes nouveaux de profes-
sionnels entraînés, qualifiés et d’intel-
Jligence joueront un rôle prédominant
dans la société;
—-L'éducation aura été révolutionnée
et des niveaux moyens d'instruction et
de culture correspondront au niveau
actuel pré-universitaire.
—La population du globe oscillera
entre 10 et 20 milliards et les femmes
devront obtenir une permission d'Etat
pour avoir un enfant:
—Les loisirs connaîtront une telle
expansion que le travail sera devenu un
luxe. Le téléspectateur moyen aura vo-
yagé à travers le monde et sera multi-'
lingue et multiculturel.
Marie-Claire Blais, lauréate du prix Médicis, vient de publier un
nouveau roman “David Sterne.”
Pour Ja première fois au Canada,
un livre était lancé à bord d’un paquebot, dans le port de Montréal.
On voit ici l’auteur en compagnie de M. Pierre Adam, agent gé-
néral des passages, M. Guy Samzun, commissaire principal du
Flandre, sur lequel avait lieu le lancement, et M. Jacqnes Hébert,
président des Editions du Jour.
Marcher de Halifax
à Vancouver,
c'est long !
VANCOUVER —— “C'était vraiment
une Jongue marche”, a commenté M.
Filip Andreas Moen, de Smithers, C.-B.,
qui est arrivé à Vancouver mercredi
après une randonnée de 4,283 milles
qui l’a conduit de Halifax à Vancouver.
Cette marche était son projet person-
nel à l’occasion du centenaire.
Son chien Bruno, un berger alle-
mand, accompagnait M. Moen lorsqu'il
a franchi les limites de la ville, au 129e
jour de sa marche. Ils avaient quitté
Halifax le 26 mars et avaient marché
une moyenne de 33 milles par jour.
Décrivant brièvement son voyage,
M. Moen a déclaré qu'il ne s'était pas
ennuyé une seule fois. “Il y avait tou-
jours les arbres, les oiseaux, les choeurs
de grenouilles, surtout dans l'Ontario.
La province de Québec ne m'a pas plu
beaucoup. I y a trop de politique et
de conflits entre Français et Anglais.
Quant aux automobilistes de la Colom-
bie-Britannique, ïls n’ont pas à être
fiers.”
M. Moen a l'intention de prendre le
train immédiatement pour Smithers, à
430 milles au nord de Vancouver. Il
dormira et nagera pendant quelques
jours.
@——— +
Il n'y voit que
des automobiles
Dans une petite ville des Etats-Unis
voisinent deux constructeurs: un fa-
bricant d'automobiles et un fabricant
de boîtes de conserves.
Un jour, celui-ci reçoit la visite d’un
ami qui, après avoir fait le tour de
son établissement remarque dans un
hangar un morceau de débris de fer
blanc.
—Qu'est-ce que ça?
—Ca! Les déchets de mes boîtes. Ce
qui tombe de la machine.
—Pourquoi ne les envoies-tu pas à
la fonderie? Tu pourrais en tirer quel-
que profit.
—Sapristil Tu as raison! Je vais les
envoyer à mon voisin et je passerai
lui expliquer ce que je veux, demain.
T1 fait porter des déchets de fer blanc
à l'usine d'autos et reçoit par retour
du commissionnaire le billet suivant:
“Cher monsieur, nous avons bien
reçu votre envoi. Nous ne comprenons
pas très bien comment l'accident est
arrivé, mais néanmoins, faisons com-
‘ mencer Îles réparations de suite.”
| D SA, : a. :
La publicité, c'est le progrès
La publicité a contribué à mettre à la disposition d'un
plus grand nombre les agréments de la vie moderne.
Propagandiste de la joie de vivre, la publicité offre
à l’homme quantité de produits qui, souvent, l’aide à
se libérer de servitudes abêtissantes, à détendre
son corps et son esprit. La plublicité c'est le progrès.
Vient de paraître:
David Sterne
de Marie-Claire Blais
Au cours d’une brillante réception à
bord du paquebot “Flandre”, où Fran-
çais de France et du Canada ont sa-
lué la lauréate du dernier prix Médicis,
était lancé le tout dernier roman de
Marie-Claire Blais: DAVID STERNE.
Après avoir connu à l'étranger, er
France tout particulièrement un triom-
phe, un succès de critique comme un
succès de librairie, à la publication
d'UNE SAISON DANS LA VIE
D'EMMANUEL, Ja jeune romancière
Marie-Claire Blais publiait un roman
L'INSOUMISE, aux Editions du Jour,
qui pouvait paraitre assez traditionnel.
C'était une pause, une transition. Ma-
demoiselle Blais préparait, dans le se-
cret, un autre roman transparent et in-
supportable: DAVID STERNE. Ce
n'est plus Emmanuel, mais ce l’est en-
core, en un sens. David est un solitaire
qui n’a d'amitié que pour un ami, sui-
cidé, if vole, non par appétit du gain,
mais par désespoir, par rage, comme
pour le simple plaisir de violer l'or-
dre de la vie quotidienne, l'ordre géné-
ral où croule doucement la foule de;
hommes.
On remarquera aussi que l'écriture
n'a pas une seule structure, mais plu-
sieurs articulations qui rompent l’uni-
té du ton et du rythme. En cela, ce
dernier roman marque un tournant dans
l'oeuvre de Marie-Claire Blais. Ce qui
ne change pas, cependant, c’est l’uni-
vers de la romancière. Toujours s'élève,
droit et haut, le cri de la pure révolte,
le cri qu’on pousse contre le destin. Il y
a là encore une incapacité de s’accorder
avec les lois du monde, et de jouir de
sa vie en toute quiétude. C’est le ro-
man de la mort. Car la vie est pourrie
pour David Sterne. Vivre c’est choisir
sa mort. Telle est sa seule liberté.
Un roman clair et cruel, dur et ten-
dre à la fois Un prolongement des
oeuvres précédentes qui leur apporte
un éclairage cru.
DAVID STERNE, le dernier roman
de Marie-Claire Blais, qui vient de pa-
raître aux Editions du Jour, est en
vente au prix de $2.00.
—————————— ©
Moins de ventes d’autos
Les ventes d’automobiles en Suëde
ont baissé de 10 pour cent au cours du
premier semestre de l’année par rapport
au premier semestre de 1966. Genera!
Motors entre autres y a vendu 13,113
voitures, soit une diminution de 3,500
véhicules. |
J'ANNONCE
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